League Of Legends

Nous y sommes, les Worlds sont terminés. Durant un mois les 16 teams qualifiées au tournoi le plus prestigieux de League of Legends se sont battus afin d’obtenir le droit de soulever la Summoner’s cup. Durant ce mois, les cris des fans ont retenti dans toute l’Europe face aux matchs de cette compétition. Finalement seule l’équipe championne du monde de la saison 3, SK Telecom T1 est restée debout.

La scène finale des Worlds, SKT T1 devant le trophée à Berlin

Mais connaître le vainqueur ne nous permet pas de connaître le déroulement du tournoi, une vision d’ensemble est toujours meilleure pour comprendre comment évolue la scène e-sportive chaque année.

C’est pourquoi je vais vous détailler pas à pas, d’une vision générale à un top joueur, le League of Legends 2015 World Championship.

Un Championnat sous le signe du spectacle

Un pré-Worlds qui bouleverse le jeu

 Avant toutes choses, il faut noter les changements très importants qu’a subit le jeu, un mois avant les Worlds. Car oui, le Patch Juggernaut a complètement bouleversé la métagame et changé le point de vue des teams pros sur la Toplane et le contrôle d’objectif notamment. Ainsi de nombreuses teams qualifiées sur une méta différente ont eu le besoin de se réinventer en un mois. Celles qui n’ont pas réussies leur adaptation se sont vues échouer très tôt dans le tournoi.

Mais ce patch a permis une chose qui n’était jamais arrivée dans un Championnat du Monde, une expérimentation totale des picks . On parle ici de 72 champions sortis durant 63 games. C’est 11 champions de plus que l’année dernière, sur un tournoi qui comptait 15 games de plus.

Une phase de poule imprévisible

 Le tournoi commence donc à Paris, dans le Dock Pullman avec des phases de poules extraordinaires. Certains matchs ont été les plus excitants de toute la compétition : le match retour Fnatic vs AHQ par exemple avec la remontée miraculeuse de Fnatic grâce à Febiven qui leur permet de se qualifier, le classico de 2015, SKT vs EDG qui se termine par deux stomps de la part de SKT, et qui n’est qu’une partie de la chute chinoise.

Huit équipes se qualifient pour les quarts : KOO Tigers, KT Rolster, Fnatic, AHQ, Flash Wolves, Origen, SKT et EDG.

Fnatic après leur qualification aux quarts de finale

Un rêve européen en route…

 Direction Londres pour la suite du tournoi, au Wembley Arena. Sur les quatre quarts de finale tirés au sort seul 2 ont été véritablement surprenant. Le favori SKT n’ayant pas eu de mal à se défaire de AHQ avec un 3-0 en leur faveur. Origen avait toutes ses chances pour se qualifier contre les Flash Wolves.

Vient ensuite le meilleur de ces quarts, EDG se faisant complètement dépasser par les compagnons de YellowStar, enchaînant les contre-performances face à des Fnatics déchaînés. Puis c’est au tour de KOO Tigers de créer la surprise une première fois dans le tournois en battant leur frères coréens de chez KT Rolster 3-1 avec un Smeb déchainé sur sa Fiora.

…Et un retour à la réalité

 Nous arrivons maintenant à Bruxelles, avec deux équipes coréennes face à deux équipes européennes. Origen perd de manière déconcertante face à SKT, parvenant à bien se défendre lors des 2 premiers matchs, mais Faker détruit tout espoir et Origen s’incline 3-0 et le géant coréen arrive invaincu en finale, une première.

Lors du match Fnatic vs KOO, les KOO défie les pronostics dans un BO où Fnatic multipliera les erreurs, ils infligent un autre 3-0 aux européens, mettant fin au rêve du vieux continent.

Les deux dernières équipes en lice sont alors deux équipes coréennes KOO et SKT, la hype est redescendu d’un cran mais le beau jeu reste présent.

Fnatic et KOO Tigers avant que la salle ne se transforme en librairie 

Une belle finale sans surprise

 Cependant le chemin de KOO Tigers s’arrêtera à Berlin, sur la magnifique scène de la Mercedes-Benz Arena, tombant non sans s’être bien défendu 3-1 face à SKT T1, la team affiche alors un record de 15 victoires pour 1 défaite lâchant une game seulement en finale. SKT est alors la première équipe à être double championne du monde, et Bengi et Faker les premiers double champions du monde.

Vision du monde après ces Worlds

 Les Worlds marquent la fin de la saison compétitive mais également celle du jeu. Il est alors important de faire un bilan sur la « répartition des forces dans le monde».

Les 3 géants du monde

La Corée reste maîtresse du monde même après la fuite des talents lors de la pré-saison de l’année passée, celle-ci hisse ses 3 équipes dans le Top 8 Monde dont 2 étant les finalistes du tournoi, avec un record de victoire/défaite sur l’ensemble du tournois de 29/11, 8 de ses défaites ayant eu lieu dans des BO5 entre teams coréennes. De plus la région ramène pour une troisième année consécutive la Summoner’s cup chez elle. Définitivement la région dominante.

L’Europe quand à elle s’est imposé comme le nouveau challenger face aux géants coréens. Elle hisse deux teams dans le Top 4 Monde mais toutefois ne parvient pas à ramener le souvenir des tueurs de coréens comme CLG.EU ou M5 l’ont été. L’Europe termine sur un ratio de 16 victoires pour 15 défaites mais est sur le bon chemin pour redevenir la région rivale des coréens.

Taiwan et la LMS reviennent en force cette année à l’image de l’Europe (un véritable retour à la saison 2 ma parole), hissant ses 2 teams qualifiées dans le top 8 monde. La LMS a également montré la réserve de talent qu’elle possède, avec des démonstrations individuelles très impressionnantes. Malgré cette performance, la LMS affiche un ratio de 8 victoires pour 11 défaites.

Les grands perdants

La Chine est la plus grande perdante de ce tournoi, après avoir été 2 années de suite finaliste aux Worlds et après avoir gagné le MSI avec EDG, celle-ci tombe de très haut, n’ayant qu’une seule équipe dans le top 8 contre 3 l’année dernière. Les équipes chinoises ont en effet enchaîné contre-performance sur contre-performance, posant de nombreuses questions sur leur préparation. On remarque cette chute à leur ratio de victoires/défaites, 8 victoires pour 13 défaites sur l’ensemble du tournois.

Les NA offrent probablement l’une de leur pire performance lors d’un Worlds, à l’image de l’Europe l’année dernière, aucune de ses 3 teams ne se qualifie pour les Playoffs. Suite à cette performance on peut voir qu’il y déjà du mouvement concernant le mercato, une région qu’il faut continuer de surveiller donc. En continuité avec leur classement, les NA repartent avec 6 victoires pour 12 défaites, EU>NA confirmé.

En route pour la reconnaissance

La Wildcard a joué un véritable rôle de gladiateur cette année à l’image de Kabum l’année dernière. Destiné à mourir en poule Bangkok Titan n’a réussi à créer la surprise que lors d’une game face à EDG où ils auraient pu l’emporter. Pain Gaming quant à eux ont offert de bonnes performances à chacun de leur match et montre que le Brésil n’est plus très loin de devenir une des régions majeures du jeu.

Le Top 3 joueurs du tournoi par poste sortira prochainement.

Crédits photos : Lol Esport

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