Mousesports est sacrée championne de la saison 3 de Flashpoint

En s’imposant 2-1 face aux Ninjas in Pyjamas, les mousesports ont été sacrés hier soir champions de la saison 3 de Flashpoint !

mousesports champion saison 3 flashpoint
(© Twitter Flashpoint)

Après trois semaines de compétition acharnée, la grande finale de la saison 3 de Flashpoint s’est clôturée hier soir par un match 100% européen entre mousesports et Ninjas in Pyjamas.

Jusqu’à la finale, les hommes menés par Christopher « dexter » Nong n’avaient perdu aucune map, et ce, malgré des adversaires de taille (Fnatic, Big, Astralis). Les Ninjas in Pyjamas, nouvelle maison du troisième meilleur joueur du monde Dev1ce, avait fort à faire.

Une première défaite sur Overpass pour les mousesports (16-13 pour NiP), qui ont directement enchaîné sur deux cartes gagnantes, Nuke et Inferno (16-6 ; 16-9). Avec cette victoire, et utre le titre de champion de Flashpoint, les mousesports remportent de précieux points de RMR, les propulsant à la quatrième place du classement européen.

Un soulagement pour l’équipe, qui vivait un début de saison 2021 très moyen – malgré une victoire au Snow Sweet Snow.

Frederik « acoR » Gyldstrand devient le premier joueur à remporter deux titres de Flahspoint – il avait gagné la première édition lorsqu’il était chez MAD Lions.

Les franco-bosniaques de G2 Esports terminent sur la troisième place du podium, une belle récompense pour leurs performances au tournoi. Du côté de Team Vitality, la cohésion d’équipe n’est pas encore au point. Le roster de CS:GO « subit » l’arrivée de Kyojin qui remplace RpK, en tout cas sur le court terme.

L’équipe tricolore termine à la septième place de la compétition, après une victoire sur un match retour contre les français de Double Poney. Prochaine échéance : les IEM Summer 2021, avec un match d’ouverture contre Complexity le 3 juin ! L’équipe a peu de temps pour travailler ses points faibles, mais devrait trouver le temps de parfaire son jeu.

Sentinels remporte le Masters de Reykjavík

En s’imposant contre les européens de Fnatic en grande finale du Masters de Reykjavík, les Sentinels sont devenus les champions en titre du circuit officiel de Riot Games.

(© Twitter Sentinels)

Si l’Islande n’a pas réussi aux nord-américains de Cloud9 sur League of Legends (éliminés au Rumble Stage du Mid-Season Invitational), elle aura au moins laissé le champ libre aux talents de VALORANT.

Le centre multi-sports de Laugardalshöll à Reykjavík, a été le théâtre d’une confrontation féroce entre les dix représentantes régionales de VALORANT – avec une surreprésentation des équipes nord-américaines, européennes et brésiliennes. L’objectif visé : le titre de meilleure équipe du monde, de précieux points pour le championnat du monde et une partie des 600 000 dollars de cashprize.

Il faut croire que les dieux de l’esport ont entendu nos implorations : c’est entre l’Europe et l’Amérique du Nord que s’est joué le titre du VALORANT Champions Tour de Reykjavík. Un BO5 entre deux régions historiquement rivales, avec d’un côté, les ogres de Fnatic, et de l’autre, le club passé maître dans les rosters de shooter, Sentinels.

Envoyée en dernière chance par les hommes de Shahzeb « ShahZaM » Khan, Fnatic a su remonter tout le loser bracket pour se qualifier pour la grande finale. Se payant le luxe d’humilier les joueurs de Version1, tant sur le terrain de jeu, qu’en plateau.

Cette chorégraphie de victoire ne leur porta pas chance contre les Sentinels. Un 3-0 très accroché (14-12 ; 16-14 ; 13-11), avec un TenZ d’emprunt monumental (le joueur joue normalement pour Cloud9 Blue). Le Canadien n’a pas démérité son titre de MVP du BO5. Le premier sacre du circuit officiel de Riot Games ira donc à l’Amérique du Nord !

Avec cette victoire, les nord-américains de Sentinels sont qualifiés pour les championnats du monde de fin d’année, les VALORANT Champions 2021. Il ne reste donc que deux places pour l’Amérique du Nord.

Hot Tub sur Twitch : ce que la polémique révèle du sexisme ambiant

Les streams “Hot Tub” sont au coeur des discussions sur Twitch. Avec le succès relatif de certaines créatrices de contenus, des polémiques ont commencé à fleurir sur les réseaux sociaux. La suppression des revenus publicitaires d’Amouranth par Twitch, sous pression des annonceurs, et des critiques qui ont accompagné cette sanction, ont contraint la plateforme à prendre les devants.

amouranth hot tub
(© Stream d’Amouranth)

Si Twitch est resté longtemps la chasse-gardée des joueurs et joueuses de jeux vidéo, la plateforme a depuis vu émerger des créateurs et créatrices aux contenus divers et variés (musique, revues de presse, analyses cinémas, lectures d’ouvrages en live…)

Autrefois mineure par rapport aux jeux comme League of Legends, CS:GO ou Fortnite, la catégorie Just Chatting s’est peu à peu développée jusqu’à devenir la numéro un en termes de vues de la plateforme de diffusion.

Le Just Chatting s’est accompagné d’une atmosphère d’entresoi et d’une ambiance intimiste favorisant les relations entre les streamers et leurs communautés, avec ce que cela supposait en logistique (caméra centrée sur le streamer, ambiance néons…)

L’arrivée des streams Hot Tub, qui mettent en avant des femmes ou des hommes dans des piscines gonflables, n’a été que l’un des nombreux usages du Just Chatting. Mais son utilisation par des streameuses, Amouranth en fer de lance, a relancé les débats – en majorité provenant d’hommes – sur ce que les femmes devaient faire ou non de leur corps. Des propos flirtant entre l’élitisme, le sexisme, en passant par des arguments de protection des mineurs, à du slutshaming et de la misogynie.

Ce qui est mis en cause, ce ne sont pas les streams jacuzzi mais bien leur usage par des femmes tenues responsables de “voler des vues” aux “vrais streamers”, et de détériorer l’image des femmes et par extension de Twitch.

Le phénomène est cyclique : chaque année, des influenceurs aux larges communautés relancent les polémiques en pointant du doigt des streameuses. Des discours sexistes et misogynes qui participent au harcèlement des créatrices de contenus, déjà sous-représentées et victimes d’agissements sexistes sur la plateforme d’Amazon.

Les Hot Tub n’y font pas exception, et entre les propos problématiques et ceux qui les critiquent, la polémique enfle. Les créatrices de contenu, nombreuses et constamment dans la lutte pour leurs droits, reçoivent de temps en temps le soutien d’alliés, à l’instar de MisterMV.

Dans l’affaire des Hot Tub, c’est certainement la décision-sanction qui a touché la streameuse Amouranth qui a mis le feu aux poudres.

La streameuse s’était attachée à produire des contenus Hot Tub depuis plusieurs semaines, et a constaté au bout de plusieurs streams que ses revenus publicitaires avaient été supprimés. Sans aucun avertissement préalable, Twitch a suspendu de manière indéfinie la publicité sur sa chaîne, la privant de revenus publicitaires.

La plateforme a répondu à cette affaire via un communiqué, que nous analysons plus loin dans l’article.

On a voulu comprendre ce qui avait pu impliquer cette décision. Amouranth avait-elle enfreint une ou plusieurs règles de Twitch ? En relisant les lignes de conduite de la communauté Twitch, son cas pourrait tomber sous le coup des contenus à caractère sexuel.

On peut y lire qu’il est interdit de mettre en avant des contenus considérés comme sexuellement suggestifs. Cela inclut les “contenus ou une caméra principalement axés sur les seins, les fesses ou la région pelvienne, et les poses qui attirent délibérément l’attention sur ces parties”.

C’est bien là où le bât blesse : qu’est-ce qu’un contenu sexuellement suggestif ? Comment qualifier une action délibérée ? Malgré les exemples donnés, l’ensemble reste flou.

Selon le Trésor de la Langue Française, le caractère suggestif désigne ce « qui suggère des idées érotiques ». Encore une fois, on tombe sous le coup du subjectif.

Dans la partie “Nudité et tenues vestimentaires” de ses CGU, Twitch indique que “les personnes se présentant comme des femmes, nous vous demandons de couvrir vos mamelons. Il n’est pas permis de montrer la partie inférieure de votre poitrine. Le décolleté est autorisé tant que ces exigences de couverture sont respectées.”

Malgré ses efforts de communication, Twitch conserve dans ses CGU des éléments sexistes, qui impliquent une différence de traitement entre femmes et hommes. Une conséquence de la sexualisation du corps des femmes.

Une partie de ces éléments a probablement été retenue par Twitch et les annonceurs pour amputer Amouranth et d’autres streameuses de Hot Tub de leurs revenus publicitaires.

L’ambiguïté des termes des conditions d’utilisation permet à l’entité de conserver une marge de manoeuvre sur le contenu créé sur sa plateforme. C’est aussi les caractères unilatéraux et non-préventifs de la sanction qui ont soulevé les reproches d’une partie de la communauté.

Le stream des Among Meufs pour déconstruire le sexisme

Entretemps, et après l’essor de discours sexistes sur les réseaux sociaux, le collectif de streameuses Among Meufs s’est organisé pour produire un live intitulé “Stream Piscine : Le sexisme, c’est pas hot” pour revenir sur la polémique engendrée par les streams Hot Tub et des démonstrations de sexisme et de slutshaming qui ont suivi sur les réseaux sociaux.

(© Among Meufs)

Une initiative collective qui a été l’occasion pour les streameuses de discuter entre elles de ce qu’avaient engendré les débats sur les streams Hot Tub. Et de désamorcer les relents sexistes, misogynes et capitalistes qui y étaient liés. Les VOD de chacune des streameuses sont toujours disponibles sur leur chaîne respective (ici celle de Modiie, la VOD multi-live n’étant pas encore accessible sur Youtube).

Les discours accusant les femmes de l’univers du jeu vidéo et du streaming de se tromper de combat, de dégrader l’image de la femme, et celles d’autres femmes bien plus méritantes, ne sont pas novateurs. Ils sont le reflet des injonctions et des assignations que subissent les femmes depuis leur enfance, dans une société où plus que jamais la domination masculine s’exerce. Ce #BikiniGate, fait suite au Gamergate, au moment #MeToo dans le jeu vidéo, et aux critiques assénées aux femmes en décolleté qui ont aussi incarnés des figures de rejet dans le monde du streaming.

Sans oublier l’utilisation des termes d’e-girl, d’attention whore qui viennent rabaisser les femmes et leurs contenus (le premier parfois repris par des femmes du milieu du jeu vidéo ou du streaming pour renverser le stigmate).

C’est aussi toutes ces jeunes femmes sexualisées ou harcelées pour ce qu’elles étaient, d’Alice Bloody Girl à Julia Gameuse.

Alors, des femmes en maillot de bain, qui génèrent des revenus en utilisant leur corps (on a tendance à oublier toutes les compétences que nécessite la tenue d’un stream) : la cible était parfaite. Une sorte de prostitution 2.0, qui si l’on reprend l’argumentaire masculiniste, vient profiter de la misère sexuelle pour faire de l’argent.

En clair, et comme toujours, l’objectif est d’opposer les filles biens (dont la définition n’est jamais donnée par ailleurs) aux autres, qui sont érigées en figure de dégoût. 

Un rapide coup d’oeil aux discours sur les réseaux sociaux ou sur Twitch laisse à penser qu’une fille bien, c’est une liste non-exhaustive de conditions : ni trop prude, ni trop vulgaire, pas féministe, à l’écoute, pas hystérique, portée sur le sexe sans être une salope etc. En bref, tout un ensemble de notions subjectives, essentialistes, qui formalisent des injonctions et des assignations auxquelles les femmes doivent correspondre.

Forcément, faire du streaming de Hot Tub en usant de son corps pour produire du contenu, ça ne rentre pas dans ces cases. D’où la polémique ex-nihilo et les commentaires élitistes, sexualisants et sexistes qui ont suivi.

A tel point qu’il n’est pas rare de voir des viewers user de leur propre classification pour mettre en concurrence les femmes entre elles. Ces mécanismes de domination et de hiérarchisation ont même amené certaines femmes à incorporer les discours dominants (elles-aussi victimes du patriarcat).

Les streameuses Modiie et mDeetz du collectif Among Meufs ont répondu aux questions de la journaliste Pauline Ferrari, dans son article sur le #Bikini Gate, que je vous invite à lire !

Vers une crainte de l’empowerment des femmes

Ce que traduisent les discours sexistes entendus ces dernières semaines sur les streameuses, c’est la crainte d’un empowerment, où les hommes n’auraient plus leur mot à dire.

Que ce soit des exemples de femmes qui postent des photos dénudées d’elles sur les réseaux sociaux, qui créent du contenu érotique, ou qui usent de leur corps en stream Hot Tub.

En reprenant le contrôle de leur corps et de l’usage qui en est fait, ces femmes renversent les injonctions et les assignations qui leur sont imposées.

Il n’est pas rare d’entendre des retours négatifs sur les choix de certaines femmes de vendre leur corps. L’expression “vendre son corps” nous ramène très vite aux cas de femmes (forcément, puisqu’un homme ça ne vend pas son corps : c’est faux) escortgirl, camgirl, ou d’étudiantes qui se prostituent pour survivre.

La vente du corps n’est pas uniquement liée au corps sexualisé. Quid des femmes de ménage et des ouvrières qui vendent leur corps et leur force de travail contre un salaire misérable ? Des mannequins, qui subissent les normes de minceur parfois poussées à l’extrême, pour convenir aux grandes marques ? D’une manière ou d’une autre, dans un monde capitaliste, nous vendons tous et toutes notre corps.

On pourrait terminer ainsi, et dire que ce qu’il faut abolir, ce ne sont pas les streameuses de Hot Tub. Ce qu’il faut abolir, c’est le capitalisme.

Twitch répond aux polémiques, et crée la catégorie Pools, Hot Tub and Beaches

Le vendredi 21 mai, trois jours après le tweet d’Amouranth, Twitch a publié son communiqué sur le cas des Hot Tub. Les équipes de communication de la plateforme d’Amazon ont commencé par désamorcer une partie des polémiques en prenant clairement position.

“Tout d’abord, personne ne mérite d’être harcelé pour le contenu qu’il choisit de diffuser, son apparence ou son identité, et nous prendrons des mesures contre toute personne qui perpétue ce type de toxicité sur notre service. Deuxièmement, bien que nous ayons des directives concernant le contenu sexuellement suggestif, le fait d’être considéré comme sexy par les autres n’est pas contraire à nos règles, et Twitch ne prendra pas de mesures coercitives contre les femmes, ou quiconque sur notre service, pour leur apparence.”

Twitch maintient qu’en dehors des maillots de bain (dans un contexte de plages, jacuzzi, piscines), des écritures sur le corps et de la peinture sur corps, la nudité et les contenus sexuels explicites (qu’ils définissent par la pornographie, les actes sexuels et les services sexuels) ne sont pas acceptés sur sa plateforme.

Selon Twitch, le contenu sexuel suggestif est un élément complexe et difficile à appréhender et il suppose que ses règles ne sont pas tout à fait claires à ce propos.

La plateforme propriété d’Amazon en profite pour revenir sur le cas des revenus publicitaires, et fait son mea culpa

“Sur Twitch, les marques peuvent décider où et quand leurs publicités apparaissent. Aujourd’hui, elles peuvent cibler ou éviter certaines catégories de contenu et signaler les chaînes qui ne respectent pas leurs normes. Cela signifie que Twitch, dans de rares cas, suspendra la publicité sur une chaîne à la demande des annonceurs […] Nous avons récemment suspendu la publicité sur certaines chaînes qui avaient été signalées par la majorité de notre base d’annonceurs, sans les en informer. Nos créateurs comptent sur nous, et nous aurions dû avertir les streamers concernés de ce changement avant qu’il ne se produise – c’était une erreur de ne pas le faire. Nous travaillons avec les créateurs individuels pour résoudre leurs problèmes spécifiques et restaurer les publicités le cas échéant.”

Finalement, la plateforme a décidé de créer une catégorie “Piscines, Jacuzzi et Plages”. Bien que cette nouvelle soit un beau pied de nez aux détracteurs et aux sexistes en tous genres, le communiqué ne répond qu’à demi-mot sur les conditions qui permettent à un ou plusieurs annonceurs de couper les valves des revenus publicitaires, malgré le respect des lignes de conduite et des conditions d’utilisation de Twitch.

Une décision qui pourrait aussi produire des vagues de harcèlement bien plus importantes et ciblées, puisque les créatrices de contenus sont facilement repérables en passant par la catégorie (avant il fallait fouiller un minimum pour en trouver).

Enfin, il serait de bon ton que Twitch prenne à bras le corps les problématiques de sexisme et de harcèlement sur sa plateforme. Ce qu’ils avaient déjà commencé à faire l’année dernière, mais sans que cela soit suffisant pour permettre aux créatrices de contenus d’évoluer sereinement dans le milieu du streaming.

On observe bien les limites de la stratégie libérale de Twitch en termes de modération. Il serait temps de passer au niveau supérieur, en incluant les créatrices de contenu dans les discussions pour proposer une véritable stratégie de lutte contre le harcèlement.

Les communiqués ne doivent pas être qu’une réponse-pansement aux polémiques.

Il y a les mots, et après il y a les actes. On attend.

Le français Mister Crimson remporte le Red Bull Kumite 2021

Nathan « Mister Crimson » Massol s’est imposé ce week-end en grande finale du Red Bull Kumite 2021, après un match serré face au nord-américain iDom. Luffy a terminé aux portes du podium, à la quatrième place du classement.

red bull kumite 2021 mister crimson

Sur Street Fighter V, la domination a été tricolore ce week-end ! Le français Nathan « Mister Crimson » Massol s’est imposé face à l’américain Derek « iDom » Ruffin, accessoirement le champion de la Capcom Cup 2019.

Il aura fallu attendre la dernière game de ce BO9, et un duel Laura versus Dhalsim haletant, pour que soit sacré champion notre représentant français. Une victoire française, mais surtout européenne, qui aura fait taire les langues de serpents : Europe is not free !

Cette victoire met aussi un terme à une suprématie japonaise sur ces Red Bull Kumite – Atsushi « Fujimura » Fujimura et sa Ibuki en fer de lance.

Le contrat de Mister Crimson avec l’AS Monaco Esports s’est terminé hier, le lendemain de son triomphe à Londres. Le joueur français est désormais agent libre. Il ne devrait pas avoir de difficulté à retrouver un contrat de sponsoring avec un club esportif, même s’ils sont loin d’être aussi fleurissants que sur les autres jeux esports.

On aurait pu rêver d’une finale 100% française lors de ce Red Bull Kumite 2021, mais le seeding en a décidé autrement. Mister Crimson et Luffy ont dû se départager dès la demi-finale. Un BO7 fratricide qui verra MC l’emporter sur un score de 4 à 3. Luffy valide un top 4 mérité avec sa Rainbow Mika.

Ninjas in Pyjamas remporte le Six Invitational 2021

La grande finale 100% brésilienne du Six Invitational 2021 s’est clôturée sur la victoire des Ninjas in Pyjamas, après un match tendu face à leurs compatriotes de Team Liquid.

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Victoire des brésiliens de NiP au Six Invitational 2021 ( © Ubisfot/Kirill B.)

Le Brésil était sur le toit du monde ce dimanche 23 mai. Après un peu moins de deux semaines de compétition âpre, la confrontation finale a opposé deux équipes brésiliennes : Ninjas in Pyjamas face à Team Liquid.

Assuré d’un titre de champion du monde, le Brésil n’avait plus qu’à choisir son équipe ou ses joueurs préférés. La victoire leur reviendrait peu importe le résultat du match.

C’est finalement les NiP qui se sont imposés, après un BO5 fratricide haletant. Une victoire 3-2 qui leur fait enfin gagner le titre de champions du monde de Rainbow Six : Siege. L’année dernière, ils étaient passés à côté du sacre, qu’ils avaient laissé filer aux Spacestation Gaming, grands absents de ces championnats du monde.

Les joueurs ont fêté leur victoire en soulevant le célèbre marteau de l’agent Sledge, trophée désormais iconique et assez badass du Six Invitational.

Malheureusement pour notre équipe française des BDS, seule représentante du drapeau tricolore, l’aventure se terminera quelques matchs après leur qualification en playoffs. Une défaite face aux nord-américains de TSM, qui leur vaudra une maigre huitième place au classement final. En 2020, les français avaient réussi l’exploit de se hisser à la quatrième place du classement mondial.

RNG remporte le MSI 2021 et rentre dans l’histoire

En s’imposant 3 à 2 face aux champions du monde DWG KIA au MSI 2021, les Royal Never Give Up ont signé le doublé avec leurs performances de 2018.

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RNG, champions pour la deuxième fois du MSI (© RNG)

Pour la deuxième fois de leur histoire, les RNG ont été sacrés champions du MSI, encore après une victoire décisive en finale contre une équipe de la LCK.

En BO1, les RNG n’auront flanchés que trois fois, face à Cloud9, au PSG – que personne n’attendait vraiment à ce niveau – et face aux européens de MAD Lions lors du Rumble Stage.

En demi-finale, qui laissait la part belle au BO5, les PSG n’auront réussi à arracher qu’une seule game aux champions de la LPL. En finale, cinq games auront été nécessaires pour sacrer le champion du MSI. RNG succède aux G2 Esports, champions du MSI 2019 (l’édition 2020 ayant été annulée et remplacée par la Mid-Season Cup).

Ming et Xiaohu soulèvent leur deuxième trophée

Xiaohu devient le premier joueur du monde à gagner le titre du MSI sur deux rôles différents (il avait remporté celui de 2018 alors qu’il était encore midlaner).

Depuis 2015, et la mise en place du Mid Season Invitational, c’est la troisième fois qu’une équipe chinoise est sacrée championne (EDward Gaming en 2015, RNG en 2018 et 2021). La Chine est également détentrice de deux titres de champions du monde (2018 pour Invictus Gaming et 2019 pour FunPlus Phoenix).

Avec leurs performances au MSI 2021, les régions de la LPL et de la LCK enverront quatre prétendantes aux Worlds 2021 de League of Legends. Un avantage supplémentaire pour deux des régions les plus compétitives du monde.

En s’appuyant sur les résultats du Spring Split, on peut déjà miser sur quelques noms : DWG KIA, Gen.G, T1 et Hanwha ou DRX pour la LCK, RNG, FPX, EDG, TOP ou encore JDG.

Les Worlds 2021 auront lieu en Chine, au stade du centre sportif universitaire de Shenzhen.

Natus Vincere, impériale en DreamHack Masters Spring 2021

La confrontation entre les deux équipes CIS s’est clôturée ce dimanche soir par une victoire éclair des Natus Vincere, lors de la DreamHack Masters Spring 2021.

electronic natus vincere
Electronic, l’homme fort de ce BO3 (© ESL)

Battus en phase de groupes, les hommes menés par Kirill « Boombl4 » Mikhailov ont finalement pris leur revanche sur Gambit Esports en finale de la DH Masters.

Une victoire 3 à 0 pour NaVi, qui a laissé sur le carreau ses homologues russes, pourtant détenteurs du titre des IEM XV et actuelle meilleure équipe du monde selon le classement d’HLTV.

Une performance signée electronic et s1mple, qui ont permis à leur équipe de valider l’essai en cette finale presque 100% russe.

G2 progresse, Vitality doit encore trouver son rythme

Les franco-bosniaques de G2 Esports ont réalisé un beau parcours : ils terminent top 3 de cette DreamHack Masters Spring 2021, après avoir échoué par deux fois contre les russes de Gambit Esports. C’est leur meilleure performance depuis ce début d’année – avec leur qualification aux finales de printemps du circuit BLAST. L’équipe avait enchaîné les milieux de tableau (top 7-8) jusque-là.

Les français de Team Vitality, qui ont remplacé RpK par le jeune Kyojin, n’ont malheureusement pas réussi à passer la phase de groupes. La formation tricolore doit encore renforcer sa cohésion d’équipe et trouver son rythme pour performer au plus haut niveau compétitif. Et faire une nouvelle fois vibrer les coeurs des fans français.

L’équipe à l’abeille affrontera les français de Double Poney aujourd’hui à 18h00 en ouverture de la saison 3 de Flashpoint.

Les Intel World Open sur Rocket League et Street Fighter V auront bien lieu

Annoncés en grande pompe en septembre 2019, les Intel World Open, deux tournois par nation sur Rocket League et Street Fighter V auront bien lieu en marge des Jeux Olympiques de Tokyo 2020.

intel world open rocket league

Depuis leur annonce en 2019, les Intel World Open n’avaient plus faits parler d’eux. Entre la crise engendrée par le Covid-19 et les dernières initiatives et communications du CIO, c’était à se demander s’ils n’avaient tout simplement pas été glissés sous le grand tapis des annulations.

Hier, mercredi 5 mai, le compte Twitter Intel Gaming est venu rassurer les fans d’esport. Il y aura bel et bien du Rocket League et du Street Fighter V en marge des Jeux Olympiques de Tokyo ! L’événement est officiellement maintenu.

Les tournois, dont les finales devaient initialement prendre place au sein du Zepp Diversity de Tokyo, se dérouleront au format online, Covid-19 oblige.

Les compétitions, dotées chacune d’un cashprize de 250 000 dollars, s’ouvriront par deux qualifiers successifs en juin (un ouvert, et un fermé), qui permettront aux meilleurs joueurs et équipes de se qualifier pour les finales régionales (du 11 au 14 juillet pour Rocket League, du 16 au 21 juillet pour SFV). Les inscriptions sont ouvertes du 15 au 31 mai.

Point cocorico : une équipe française de Rocket League pourra se qualifier en finale régionale. Côté Street Fighter V, ce sont deux joueurs français qui auront l’opportunité de remporter leur ticket pour les finales régionales.

Pour plus d’informations, on vous invite à consulter le site de Tokyo 2020.

Cette annonce intervient peu de temps après la décision du CIO d’organiser les Olympic Virtual Games (avec des compétitions virtuelles d’aviron, de voile, de cyclisme…) Une initiative qui laissait encore entrouverte la passerelle entre sport et esport, tout en maintenant à l’écart les jeux esports de référence.

Victoire historique de la KCorp aux European Masters

Devant plus de 300 000 viewers, les KCorp se sont imposés en finale des European Masters face aux anglais de BT Excel. Un sacre historique pour une équipe que personne n’attendait à leur arrivée en LFL, et qui a su prouver sa valeur au fil des compétitions.

kcorp champions european masters
Un couronnement devant plus de 300 000 personnes sur OTP (© Karmine Corp)

La boucle est bouclée. Après avoir détourné tous les pronostics en Ligue Française de League of Legends, les gars de Karmine Corp ont marqué au fer rouge l’histoire du League of Legends français en battant 3-1 l’équipe britannique des BT Excel en grande finale du Spring 2021 des European Masters.

On ne reviendra pas sur le match, puisque pour reprendre les vociférations des ultras sur Twitter à la fin du premier match : « Y a R ! »

Y a rien à voir, circulez. La première défaite de KCorp fut la seule du BO5, et l’équipe menée par les français Lucas « Saken » Fayard et Adam « Adam » Maanane enchaîna les victoires sur BT Excel.

Avec ce sacre, la France comptabilise trois titres de champions des European Masters : Misfits Premier au Spring 2019, LDLC OL au Spring 2020 et KCorp au Spring 2021. Un taux de victoire de 42 % pour le pays de la sainte baguette !

En remportant contre toute attente le segment de printemps de la LFL (alors que personne ne les attendaient à ce niveau) ET la première édition 2021 des European Masters, l’équipe de Kameto et Prime a construit le plus beau storytelling français.

Un parcours que l’on pourrait comparer à celui des Griffin, tout droit venus des Challengers Korea et qui ont écrasé la concurrence à leur arrivée en LCK.

La finale fut aussi l’occasion pour l’équipe d’OTP d’exploser leur record de viewers français pour une compétition de League of Legends (détenus par eux-mêmes lorsqu’ils étaient chez O’Gaming, avec 204 200 viewers devant la finale des Worlds 2019). Cette fois, ils ont atteint plus de 300 000 viewers sur la chaîne d’OTP, pour un total cumulé de 375 000 avec les autres streams non-francophones !

L’équipe est désormais en vacances, OTP n’ayant pas les droits de cast du Mid Season Invitational, qui est allé cette année aux équipes d’O’Gaming.

Et la suite ?

Après ce storytelling digne des plus grands événements sportifs internationaux, quelle suite pour la Karmine Corp ?

Trois options :

  • Les joueurs de la KCorp peuvent continuer à performer avec leur club (s’ils n’ont pas de propositions d’équipes du LEC ou s’ils les refusent). On les retrouvera alors au Summer pour peut-être signer le doublé !
  • Une partie ou l’entièreté de l’équipe est « pillée » par les équipes du LEC, à l’instar d’un AGO Rogue au Summer 2020 : vainqueur des EUM, les joueurs avaient été recrutés par Astralis (Zanzarah), Team Vitality (Szygenda), Excel (Czekolad), Misfits Premier (Woolite) et Rogue (Trymbi). On retrouvera alors toute ou partie de l’équipe de Karmine Corp au sein de la compétition européenne au segment d’été.
  • Schalke 04 parvient à vendre son slot du LEC, et KCorp trouve un investisseur rassurant, qui lui permet de constituer un dossier fort auprès de Riot Games et de s’affranchir du coût de la franchise (les rumeurs soufflent le nom de BDS pour reprendre le flambeau de Schalke 04). KCorp avec l’équipe actuelle serait propulsée en LEC, dans la cour des grands.

Double Poney se qualifie pour la saison 3 de Flashpoint

En s’imposant contre les Finlandais d’HAVU, les français de Double Poney ont gagné leur ticket pour la saison 3 de FLASHPOINT, l’un des circuits les plus prestigieux de la scène professionnelle de CS:GO.

nbk

Seulement trois mois après leur création, les frenchies de Double Poney ont décidément su tracer leur route dans le calendrier sinueux de Counter Strike.

Composée d’anciens de G2 Esports (Lucky, bodyy) et de The Dice (afro, Djoko), avec un soupçon de talent éphémère tout droit venu d’OG (NBK-), l’équipe dont le nom provient au choix d’un titre de Booba ou d’une fascination pour les gros poney a ravi les coeurs des fans tricolores.

Un parcours commencé par de belles performances en ESEA Cash Cup Europe, une deuxième place écœurante à la Fantasyexpo Cup Spring 2021 (la qualif pour le BLAST Spring Showdown ira à Endpoint) et dernièrement des victoires décisives contre ENCE (26e au ranking HLTV), Movistar Rider (35e) ou Endpoint (31e).

Qualification pour Flashpoint, premier match 100% français

Avec cinq équipes qualifiées via le qualifier fermé de FLASHPOINT, Double Poney avait deux chances de se qualifier : la première en l’emportant directement contre Anomymo, et la seconde en disputant le match pour la cinquième place qualificative face à HAVU en cas de défaite contre Anonymo.

La défaite contre les Polonais les forcera à jouer le tout pour le tout en dernière chance contre Havu. Une victoire 2-0 pas aussi simple qu’on ne l’aurait espérer (22-20 ; 16-11). Avec cette victoire de DBL Poney, les français seront légions pour cette troisième saison de FLASHPOINT ! Avec Vitality, la compétition comportera deux équipes 100% française, sans compter les trublions JaCkz et Amanek de G2 Esports. NBK- ne pourra pas être de la partie : le roster doit annoncer son dernier joueur.

Comble du désespoir, Vitality et Double Poney s’affronteront dès le premier tour. L’une d’entre elle sera envoyée en Loser Bracket, où plus aucune défaite ne sera tolérée. L’année dernière, DBL Poney n’aurait eu aucune chance de l’emporter, mais avec le remplacement de RPK par Kyojin, et les baisses de performances affichées jusque-là par les abeilles, toutes les estimations sont permises !

Les appels du pied à Kameto se font de plus en plus insistants. Quoi de plus normal, quand son roster League of Legends cartonne en France (champion de la LFL) et à l’international (pour le moment en demi-finale des European Masters).