Counter Strike

BLAST, le circuit de tournois de CS:GO organisée par la société RFRSH, aurait annoncé aux équipes partenaires l’annulation de son partenariat avec NEOM, le projet de ville futuriste en Arabie-Saoudite.

blast

Le partenariat entre BLAST et NEOM était passé sous les radars de la communauté de fans de CS:GO. C’est l’alliance entre le LEC, la ligue européenne de League of Legends, et le projet de ville-futuriste, qui a véritablement mis le feu aux poudres.

Les critiques adressées à NEOM sont généralisées à l’Arabie-Saoudite, gouvernée par le roi Salmane ben Abdelaziz Al Saoud et son fils héritier Mohammed Ben Salman. Le royaume est notamment critiqué pour ses arrestations de militantes féministes et de journalistes, ses expulsions des tribus Howeïtat pour construire NEOM, la répression qu’elle exerce sur les personnes LGBTQIA+ ainsi que les purges d’opposants politiques.

Les partenariats dans l’esport sont devenus chose courante – notamment ceux avec les marques non-endémiques – et beaucoup d’entre eux peuvent poser question. Quid des banques pratiquant l’optimisation fiscale ou du magnat pétrolier Shell, lui aussi partenaire du LEC ?

Alors que les critiques de la part des fans et des professionnels du milieu sont d’habitude inexistantes pour les partenariats cités, le cas de l’Arabie-Saoudite et NEOM était bien différent.

Le mois dernier, c’est l’éditeur de League of Legends, Riot Games, qui avait été contraint d’annuler son partenariat suite aux critiques de la communauté de fans et des acteurs professionnels de Riot Games. Les casters du LEC avaient menacé de boycotter la prochaine retransmission de la ligue européenne si l’éditeur ne faisait pas marche arrière.

Le lundi 10 août comme le révélait nos collègues d’HLTV, les équipes partenaires de BLAST se sont alliées pour faire pression sur l’entité, pour qu’elle mette un terme à son partenariat avec NEOM. Cette initiative faisait suite aux différentes critiques et menaces de boycott des casters et analystes de la scène.

L’entreprise danoise a annoncé aux équipes partenaires la fin du partenariat avec NEOM dans la journée du lundi.

Il aura donc fallu deux semaines avant que BLAST n’accepte de mettre un terme à son contrat avec la ville futuriste, alors qu’il aura fallu moins de 24 heures à Riot Games pour faire de même avec le LEC. Sans la pression exercée par les communautés et les influenceurs du milieu, ni le partenariat avec le LEC, ni celui avec BLAST n’auraient été inquiétés.

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