Counter Strike

Après le succinct appel à la grève de la CSPPA avant les premiers matchs de BLAST, qui se sont finalement déroulés sans encombre, les clubs ont partagé un communiqué appelant les joueurs à passer par les bons canaux de communication.

apex vitality (Epic Esports Events)
apEX a appelé à retweeter le communiqué de la CSPPA (© Epic Esports Events)

Le 8 décembre dernier, peu avant le top départ des matchs des finales du segment d’automne du circuit BLAST Premier, la CSPPA (la Counter Strike Professionnal Player’s Association) a publié un communiqué indiquant le refus des joueurs de permettre à BLAST d’accéder à leurs communications et aux enregistrements vidéo de leurs écrans.

Selon le communiqué de l’association, ces différentes informations ont été récupérées depuis la mise en place de nouvelles fonctionnalités dans les compétitions siglées BLAST. Problème, et toujours selon le communiqué, les joueurs ont appris plus tard que ces informations avaient été transmises à certains analystes. Les joueurs ne savent pas ce qui est fait de leurs enregistrements vocaux, où ils sont stockés, ni quand ils seront effacés. D’autant plus que les stratégies d’équipe et plus généralement les informations personnelles des joueurs peuvent être identifiées dans leurs communications.

Les joueurs ont donc refusé à BLAST l’accès à leurs communications vocales et à l’enregistrement de leurs screens, à moins qu’un accord soit trouvé entre les deux parties.

Finalement, les matchs se sont joués plus tard dans la soirée et le lendemain, plusieurs équipes professionnelles de CS:GO ont partagé un communiqué commun, critiquant l’intervention de la CSPPA (et donc des joueurs).

Selon le communiqué des clubs, BLAST aurait réglé les problèmes dus aux enregistrements vocaux des joueurs depuis le 23 novembre. Ce à quoi les clubs ajoutent :

Nous ne comprenons pas comment et pourquoi la CSPPA tente de soulever des préoccupations concernant un problème déjà résolu, à notre insu ou sans aucune forme de communication préalable.

Ils en profitent pour rappeler aux communautés de fans et aux joueurs de faire part de leurs préoccupations via les bons canaux de communication.

Que retenir de cette histoire ? On pourrait y voir une absence de communications entre les joueurs et leur club respectif. Ce qui voudrait dire que les joueurs sont absents des négociations entre les clubs et les organisateurs de tournois et que les décisions convenues entre les deux parties ne sont pas nécessairement rapportées aux joueurs.

On peut aussi entendre que les joueurs n’ont pas cru bon de communiquer leurs préoccupations auprès du coaching staff et des décideurs de leur club.

Enfin, il est aussi possible que les joueurs aient été au courant, mais n’aient pas été satisfaits des négociations et auraient donc pris les mesures nécessaires en embarquant la CSPPA dans la boucle pour faire valoir leurs droits.

Mais sans aucune petite souris journaliste pour se glisser dans les coulisses, tout ceci ne peut que rester spéculatif. A moins qu’un ou plusieurs joueurs décident de lever l’embargo.

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