Counter Strike

Hier, l’ESL, a annoncé un changement dans ses règles de compétitions à propos des joueurs bannis pour triche. En effet plusieurs VAC Ban ont été levés !

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Réhabilitation pour certains tricheurs

En effet, dans un communiqué, l’ESL a annoncé que les joueurs ayant été VAC Ban il y a plus de deux ans peuvent maintenant participer à leurs tournois. Cette règle, déjà en place pour les tournois « low tier » comme l’ESEA Premier (qui a déjà été remporté, en août, par Simeon « dream3r » Ganev, joueur banni par Valve de ses compétitions pour un ancien VAC Ban), a été appliquée au tournoi de tier 1 (IEM, ESL One et ESL Pro League (à partir de la 6e saison).

Cette nouvelle règle entrera en vigueur dès l’IEM Sydney qui se déroulera du 3 au 5 mai prochain. Seules les compétitions sponsorisées par Valve (comme les majors) n’utiliseront pas cette règle.

Vac ban

Cela veut dire que des joueurs comme le français Hovik « KQLY » Tovmassian (ancien Titan et LDLC notamment) ayant été VAC ban par Valve pour Triche (Il a admis avoir utilisé, pendant une semaine seulement, un logiciel de triche. Et contrairement a certaine accusations, il réfute s’en être servi lors de compétitions officielles) vont pouvoir jouer dans des compétitions « majeures » sur CSGO. D’ailleurs, suite à l’annonce de cette règle, le joueur français a accordé une interview à HLTV dont on vous fait la traduction.

 » C’est un plaisir de voir des organisateurs de tournois penser différemment et tenter de donner une seconde chance aux gens comme moi.[…] Je ne pense pas que cela va changer grand choses. Même si je suis autorisé de jouer ces tournois, il me sera très difficile de trouver des joueurs et des structures qui nous feront confiance et qui souhaiteront vous intégrer à leurs équipes.[…] Il y a environ 0.1% de chance que cela arrive.[…] Mais évidemment, si quelqu’un veut me donner une seconde chance, je la saisirai sans hésiter. « 

Mais si l’ESL autorise les joueurs bannis pour Triche à rejouer après un période de 2 ans. Quid des joueurs accusés de Matchfixing ?

Qu’est-ce que le matchfixing ?

Le matchfixing est une pratique que l’on retrouve dans tous sports. On parle de Matchfixing lorsque lors d’un match, l’une des deux équipes force un résultat. Il y a de nombreux exemples cette pratique dans tous les sports (l’affaire OM-VA par exemple en football, l’affaire Karabatic en Handball ou encore l’affaire Epsilon sur CSGO qui a notamment valu un BAN pour l’ancien joueur Millenium Joey « fxyo » Schlosser.) et le point commun entre beaucoup d’affaire de ce genre est la mise en jeu d’argent lors de pari sur ces matchs.

Alors si truquer des matchs est grave et doit être puni, qu’elle est finalement la différence entre quelqu’un qui triche pour gagner, et quelqu’un qui fait exprès de perdre un matchs pour gagner de l’argent ? Pourquoi l’ESL permet à des joueurs ayant triché de revenir et non à des joueurs pris dans des affaires de matchfixing ? C’est tout le débat lancé par plusieurs joueurs professionnels en réaction à l’annonce de l’organisation allemande. Les joueurs sont même plus d’avis de débannir un joueur ayant fait du matchfixing qu’un cheater. D’ailleurs, comme Fxyo, de nombreux joueurs accusé de matchfixing semble regretter de ne pas avoir tricher à la place.

Prenons la comparaison avec les sports dits « classiques ». Un sportif dopé, si c’est la première fois qu’il se fait prendre, risque entre 2 et 6 ans de suspensions. Ensuite, il peut retrouver le haut niveau et participer à toutes les compétitions. La seconde fois, la suspension peut aller de 4 ans à la suspension à vie. Un sportif qui fausse un match encourt, lui, une peine allant de quelques matchs de suspension à la radiation et une amende a régler à la fédération. Car dans la plupart des sports, il est interdit de parier sur un match dans lequel on est impliqué.

On se rend alors compte que les sanctions sont plus souples pour le cas de matchfixing. En effet, les frères Karabatic par exemple n’ont eu « que » 6 matchs de suspension. Or un rugbyman catalans vient d’être suspendu 2 ans pour dopage.

Il devrait en être de même en eSport. Qu’importe l’erreur que l’on ait faite on doit être sur un même pied d’égalité au niveau des sanctions. A en croire les dires des joueurs, il serait plus grave de tricher que de truquer un match. Si on admet les joueurs ayant triché, la suite logique devrait être que les joueurs ayant été accusés de matchfixing devraient avoir le droit au même sort. Attendons de voir si l’ESL prendra aussi une décision pour les joueurs puni de matchfixing.

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