Les dyschromatopsies dans l’eSport.

Comme leurs noms l’indiquent, les déficits de vision des couleurs modifient la façon dont on perçoit les couleurs. Comment et dans quelle proportion ces couleurs sont-elles modifiées ? Les développeurs de jeux tiennent-ils compte de ces pathologies ?

dyschromatopsies

Les dyschromatopsies, késako ? 

La dyschromatopsie désigne toutes les pathologies touchant à la perception de la couleur. Le daltonisme est sans doute la dyschromatopsie la plus connue. Cependant ce n’est pas la seule. Pour avoir une idée du mécanisme de ces pathologies, intéressons nous un court instant à l’anatomie de l’œil humain.

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Comme vous pouvez le voir sur ce schéma, tout au fond de l’œil, l’homme possède de nombreux photorécepteurs chargés de recevoir l’image et de la coder avant de l’envoyer au cerveau. Il existe deux types de photorécepteurs. Les bâtonnets ne vont ici pas spécialement nous intéresser. Ils ne détectent pas les couleurs et sont principalement utilisés pour la vision de nuit.

Les cônes, eux, vont nous intéresser. Ce sont eux qui sont dédiés à la reconnaissance des couleurs. L’homme a une vision dite trichromatique, c’est-à-dire qu’il y a trois types de cônes. Un type est spécialisé sur le bleu, un deuxième sur le rouge et un troisième sur le vert. Un défaut génétique sur ces cônes va donc entraîner une différence dans la perception des couleurs. Par exemple, un défaut des cônes rouges va entraîner le fameux daltonisme. Autre fait important, ces maladies sont plus à même de toucher les hommes que les femmes. En effet en Europe, 8% des hommes présentent une dyschromatopsie contre 0,4% des femmes.

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Les développeurs prennent-ils en compte ces pathologies ? 

Certains oui certains non. Dans les jeux eSport du moment, les bons élèves sont League of Legends, Overwatch et Heroes of the storm. Counter Strike et Hearthstone n’ont quant à eux pas de mode daltonien. Cependant tout n’est pas encore au point.

Dans une interview, Sneaky joueur pro League of Legends atteint d’une dyschromatopsie nous parle des difficultés qu’il rencontre. Il évoque les efforts de Riot qui est à l’écoute des joueurs et modifie régulièrement son mode daltonien afin d’essayer de mettre tout le monde sur un pied d’égalité. Cependant, tout n’est pas parfait. Il évoque par exemple la sortie d’un skin de Caitlyn il y a peu de temps. Ce skin est un cauchemar pour les personnes atteintes de daltonisme. En effet, Riot n’a pas fait attention et les animations sont quasiment invisibles. La conclusion est donc que les dyschromatopsies peuvent entraîner un désavantage, cependant et même si tout n’est pas parfait, les éditeurs de jeux se concentrent de plus en plus à gommer ces désavantages.

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Enfin, comme les images parlent mieux que les mots. Je ne saurais que vous conseiller de regarder l’excellente vidéo de Blitz Esports à ce sujet. Vous pourrez ainsi voir comment les différentes dyschromatopsies influent sur la vision du jeu.

En savoir plus sur l'auteur
Rédacteur eSport sur League of Legends, PUBG et Fortnite

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