La dyspraxie – Une maladie peu connue mais handicapante dans les jeux vidéo

Peu de personnes connaissent la dyspraxie. Malheureusement, ceux qui en sont touchés peuvent avoir du mal à pratiquer notre passion qu’est le jeu vidéo. Cette pathologie devient encore plus handicapante si l’on veut se lancer dans l’esport. Le nouveau jeu de Bandai, Dragon Ball FighterZ, permet aux dyspraxiques de redécouvrir et d’apprécier les versus fighting.

dyspraxie

Qu’est-ce que la dyspraxie ? 

Beaucoup d’entre nous connaissent la dyslexie mais n’ont pas forcément entendu parler de la dyspraxie. Sachez que ces deux pathologies sont assez similaires dans leur fonctionnement. On peut en effet les classer (avec d’autres pathologies) dans la “famille” des “Dys-“. Les “Dys-” sont un ensemble de pathologies touchant le cerveau. Elles vont rendre la réalisation de certaines actions compliquées.

L’autre partie du nom de la pathologie est donc praxie. Ce mot nous vient du grec praxis qui signifie action. En clair, la praxie est un geste volontaire, orienté vers un but et issu d’un apprentissage. Dès lors, la dyspraxie se caractérise par une difficulté à effectuer des gestes précis qui seraient issus d’un apprentissage. Par exemple, un enfant atteint de dyspraxie risque de peiner à faire ses lacets comme s’il les faisaient pour la première fois.

Un handicap dans les jeux vidéo 

Malheureusement pour les dyspraxiques, une grande partie des jeux vidéo passent par une mémorisation d’actions. Ces gestes sont souvent des gestes fins et précis ce qui rend la chose encore plus compliquée à réaliser. De plus, il est généralement très complexe d’adapter les jeux à cette pathologie. Prenons par exemple les jeux de combats. Ils contiennent de nombreux combos se ressemblant et nécessitant des combinaisons précises. Ce genre de jeu est littéralement un cauchemar pour les personnes atteintes de dyspraxie.

combo street fighter

Dragon Ball FighterZ, le jeu de combat attendu ? 

Un joueur dyspraxique du pseudo de Stealthy Clown vient de créer un post Reddit pour féliciter Bandai pour leur jeu. Grand joueur de jeux de combats depuis des années, il n’avait jusque là pas pu exprimer son plein potentiel. En effet, les combos étaient difficiles à exécuter. De plus, il devait choisir un personnage unique avec lequel il pourrait arriver à jouer. En effet, comme énoncé précédemment, la dyspraxie est un trouble de l’apprentissage. Chaque personnage ayant en général des combos de touche qui lui sont spécifiques, la mémorisation des combos de tous les personnages était impossible pour ce joueur.

L’avantage principal de Dragon Ball FighterZ est que tous les personnages possèdent la même liste de combo. Dès lors, ce joueur a pu pour la première fois avoir le choix de son personnage et en changer si l’envie lui prenait. De plus, le geste le plus précis du jeu est un quart de cercle. Celui-ci restera toujours plus dur à effectuer que pour n’importe quel joueur, mais il reste plus simple que sur les autres versus fighting. Stealthy Clown peut quand même profiter bien plus du jeu. En espérant que les autres éditeurs de jeux prennent exemple sur Bandai, et ainsi permettre à de nombreux joueurs dyspraxiques de s’épanouir.

Si ces sujets vous intéressent, n’hésitez pas à lire également celui sur les dyschromatopsies dans l’eSportl’addiction à l’ouverture des coffres ou encore le dopage dans l’esport. Vous pouvez également nous proposer d’autres thématiques dans les commentaires.

En savoir plus sur l'auteur
Rédacteur eSport sur League of Legends, PUBG et Fortnite

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