Esport

Aujourd’hui 27 Avril 2017 s’est produit un événement qui marque le départ de l’eSport de manière officielle en France : France eSport.

Sous la présidence d’Axelle Lemaire, secrétaire d’État chargée du numérique, s’est tenue une première réunion fixant les activités de cette association.

Bien évidemment ce n’est qu’une première étape et l’objectif à terme est de la transformer en fédération d’eSport.

France eSportCette réunion a eu lieu dans l’enceinte du ministère des finances à Bercy. Parmi les nombreux participants, étaient présents :

  • O’Gaming
  • Futurlan
  • LDLC
  • Lyon eSport
  • Dreamhack France
  • Oxent (ESWC)
  • ESL
  • Syndicat des éditeurs de logiciels de loisirs (SELL)
  • Syndicat national du jeu vidéo (SNJV)
  • Webedia Gaming

Comme l’explique Mathieu Dallon, directeur général d’Oxent et fondateur de l’Esports World Convention, ils se donnent comme ambition de « créer une véritable fédération en neuf mois ».

Rendre l’eSport légal

Dans un premier temps cette association va permettre de clarifier une situation dont souffrait l’eSport en France. De fait les compétitions de jeux vidéos étaient illicites mais tolérées.

Ce premier point avait été réglé par la loi numérique du 26 Janvier 2016 adoptée par l’Assemblée nationale.

« Aujourd’hui, il n’y a pas de cadre pour l’eSport. C’était uniquement toléré, donc on va pouvoir s’inscrire dans un cadre déterminé ce qui est très rassurant pour les entrepreneurs et investisseurs. Et ça va surtout permettre aux joueurs qui existent et qui ont un vrai niveau en France d’avoir un vrai statut, d’être reconnus et de ne pas avoir à faire des démarches compliquées pour vivre de leur passion »

Voilà ce qu’a déclaré Julien Brochet, directeur des opérations de Oxent et directeur de l’ESWC, au micro de Public Sénat.

Joueur Pro reconnus

eSportUn point très attendu par les joueurs professionnels un statut qui reconnait leur profession. Nombreux sont ceux étant en statut d’auto-entrepreneur.

France eSport répond en partie à cette problématique en créant un contrat de travail un peu spécial allant de 1 à 5 ans. Dans cette initiative, nous pouvons remercier Rudy Salles et Jérôme Durain qui ont exprimé cette nécessité dans leur rapport remis à Axelle Lemaire le mois dernier : rapport sur le développement de l’eSport.

Encadrer et non étouffer

chcjceixeaawgmpComme le dit très bien Emmanuel Martindélégué général du syndicat des éditeurs de logiciels de loisirs, le sport électronique n’en est qu’à ses balbutiements. Les choses évoluent extrêmement vite sur le plan technique. Il est préférable de donner un cadre général plutôt qu’encadrer des détails ce qui pourrait freiner le développement de ce domaine.

L’eSport est un petit peu un laboratoire de nouveaux usages numériques, donc il faut éviter d’aller fixer des règles qui demain seront complètement dépassées sur un secteur qui évolue très rapidement

Emmanuel Martin ne néglige d’ailleurs pas le potentiel économique que représente l’eSport même si pour le moment il ne génére « que » 70 millions d’€ pour le moment.

C’est encore un petit marché quand on le compare au marché du jeu vidéo, avec près de 3 milliards d’euros de chiffre d’affaires, mais on voit que ça bouge beaucoup et surtout cela a un impact médiatique extrêmement fort auprès des jeunes. Ça représente des millions de vues sur les plateformes comme YouTube.

France eSport représente donc tous les espoirs des nombreux acteurs du monde esportif français. Même si ce n’est qu’une première étape, elle est nécessaire pour encadrer ce monde en pleine expansion et même l’accompagner. France eSport est une réponse que beaucoup attendaient mais ce n’est que le commencement.

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