L’impact des règles sur les performances des joueuses

En février 2017, le magazine l’Equipe publiait son enquête “Les règles : Les championnes brisent le dernier tabou du sport” qui donnait la parole aux athlètes sur leurs menstruations et leurs effets. Un sujet longtemps tu, entouré d’une aura d’interdits et de tabous. Bien que les langues se soient déliées dans le milieu sportif – pas toutes, loin de là – l’esport fait encore figure d’amateur. A ma connaissance, personne ne s’est encore emparé de ce sujet et il me paraissait pertinent d’en parler avec les professionnelles du milieu. Avec l’aide de 4 joueuses françaises, nous faisons le point sur les règles et leurs effets sur les corps, le mental et les performances dans l’esport.

CLG Harvey ; Graphisme Kini)

Avant-propos

Cet article n’a pas pour objectif de déprécier ou de jeter le discrédit sur les performances des joueuses dans l’esport. Il me semblait important de mettre des mots sur ces à-côtés, ces problèmes naturels qui s’insinuent dans les corps et les esprits des femmes. Cet article a pour ambition de mettre en lumière les différentes réalités, possibles stratégies, contournements que vivent ou mettent en pratique les joueuses.

Une joueuse professionnelle me disait justement que ses règles ne l’avaient jamais pénalisée et qu’elle n’avait jamais perçu cela comme un problème de performance. D’où son refus bienveillant de participer à l’enquête. Les règles étant spécifiques à chaque femme, elles peuvent être tout aussi bien indolores, non dérangeantes, ou au contraire constituer un véritable problème dans le cadre de la pratique esportive.

Cet article ne s’intéresse qu’au cas français. Toutes les femmes du monde entier ne gérant pas leurs règles de la même manière, et les préjugés qui les entourent diffèrent selon les cultures. De même, il ne sera pas traité du cas des hommes transgenres, qui eux-aussi ont des règles, mais sont encore trop peu visibles pour pouvoir produire des données à ce sujet.

Un éclat de rire et une phrase “Mais tout le monde s’en fout, ça va intéresser personne”. Première réaction d’un ami lorsque je lui ai parlé de mon envie d’écrire sur le sujet des règles et des performances des joueuses. Bien qu’anecdotique, sa réponse témoigne de l’invisibilisation du phénomène pour les hommes, bien plus ancré dans les esprits et les corps des femmes.

Pour bien comprendre ce qui se joue lorsque l’on parle des menstruations aujourd’hui, il est nécessaire de faire un rapide retour historique sur ce qu’elles ont pu symboliser autrefois. L’analyse historique du phénomène nous permettra de comprendre certains comportements et discours actuels vis-à-vis des règles.

Les règles, entre impureté, honte et bonne santé

Jean-Yves Le Naour et Catherine Valenti, respectivement historien spécialiste de la Grande Guerre et maîtresse de conférence en histoire contemporaine, nous apportent de nombreux éléments pour comprendre l’histoire des règles dans leur article « Du sang et des femmes. Histoire médicale de la menstruation à la Belle Epoque ».

Considérées autrefois comme un signe de bonne santé et d’impureté, les menstruations ont longtemps été affaires de préjugés (notamment construits par les autorités médicales et religieuses de l’époque) qui ont imprégné les croyances populaires.

A la fois responsables de faire tourner le vin, détruire les récoltes, rendre les chiens enragés, de tuer les essaims d’abeilles, les règles feraient aussi rouiller le cuivre et le fer. Jugée impure, la femme réglée devait se purifier par une toilette quotidienne et rester isolée, l’homme ayant interdiction de partager son lit. Paradoxalement, les menstruations étaient aussi considérées comme naturelles et conditions de bonne santé. Inséparables de la féminité, des retards ou une absence de règles chez la femme étaient considérés comme contre-nature et menaçaient la “fonction naturelle” (comprendre “fonction reproductrice”) de la femme.

Les femmes sont toujours soumises à des injonctions paradoxales. Porter une jupe ni trop longue, ni trop courte, être ni totalement indépendante, ni soumise, être mince mais avoir quand même des formes etc. C’est le regard masculin qui exige et traduit ces injonctions, par des petites phrases, des regards, des gestes, qui peuvent être pour partie repris aussi par certaines femmes, qui ont incorporé ce qui se fait, et ce qui ne se fait pas – donc ce qui se sanctionne.

Les menstruations posséderaient aussi des vertus selon Pline l’Ancien, écrivain romain du Ier siècle : les qualités positives du sang menstruel guériraient les tumeurs, les émissions pathologiques, la paralysie et l’épilepsie (McClive, 2013).

Des préjugés qui ont aujourd’hui (en partie) disparu, mais qui ont laissé la place à d’autres maux. Cacher ce sang que je ne saurais voir : les règles restent affaires de dégoûts, et doivent absolument rester cachées. Les choses ont quelque peu évolué, et nombreuses sont les publicités qui présentent des tampons et des serviettes aux particularités exceptionnelles. Mais le sang et les douleurs restent gommés des messages alors qu’ils constituent la plus pure des réalités.

En 2017, la marque Bodyform, filiale du groupe Nana, présente pour la première fois dans une pub des règles rouges et des éléments réels de la vie quotidienne des femmes. Néanmoins, les compositions des serviettes et des tampons ne sont toujours pas communiquées. Ce qui pose de grosses problématiques, quand on ne connaît pas précisément la composition des produits vendus, ni l’impact des substances toxiques que les composent. C’est un réel enjeu de santé publique.

De plus, les tampons et autres produits d’hygiène féminine étaient soumis à la taxe sur la valeur ajoutée – dite taxe tampon. Il a fallu attendre 2015 pour que la TVA qui leur était appliquée baisse de 20% à 5.5%, les faisant passer à des produits de première nécessité. Les choses avancent dans le bon sens, mais la lutte est encore longue pour permettre la mise à disposition gratuite ou les remboursements des produits, notamment pour les femmes en situation de précarité.

Les règles et leurs incidences sur les performances

Le magazine l’Equipe a publié en février 2017 un long dossier sur les règles, pour en finir avec ce tabou dans le monde sportif et pour présenter les témoignages de nombreuses athlètes sur les impacts sur leurs performances.

En 2009, selon l’étude de la gynécologue Carole Maitre, 37 % des sportives parlent de la douleur des règles comme d’une gêne à leur activité et nécessitant traitement. 64 % pensent que le syndrome prémenstruel diminue significativement leur performance.

Néanmoins, certaines s’accordent pour déclarer que la pratique d’une activité sportive permettrait de se concentrer sur autre chose et de moins ressentir la douleur et autres inconvénients des menstruations.

Mais quid de l’esport ? Bien que les prouesses physiques ne soient pas au cœur de la pratique esportive, les règles peuvent avoir un impact non négligeable sur les performances des joueuses. Fatigue, crampes, migraines, nausées, vomissements, difficultés de concentration, manque d’énergie, troubles du sommeil, bouffées de chaleur : un cocktail explosif, qui diffère selon les femmes mais qui n’apporte en rien un plus pour les exploits compétitifs – bien que certaines femmes n’éprouvent aucun symptôme durant leurs règles.

J’ai interviewé 4 joueuses amateurs et professionnelles pour comprendre les tenants et aboutissants des règles et leurs potentiels effets sur les performances.

  • Ayunie était la toplaner de l’équipe League of Legends d’Out of The Blue, et a fait partie des premières équipes féminines sur League of Legends – qu’elle a commencé en 2011, à 20 ans.
  • NiwaaSan est streameuse sur League of Legends depuis 3 ans, et joueuse pour l’Occitanie Esport Club. Elle a fondé La Ligue Féminine en février 2018.
  • Mar1on est joueuse professionnelle chez l’équipe internationale eParadise. Elle a auparavant évolué chez Eternity, Melty et Millenium et a commencé à jouer en 2008, à l’âge de 17 ans.
  • Enfin, Ophélie est joueuse professionnelle et a commencé à s’intéresser à  la compétition lorsqu’elle avait 12 ans. Ophélie a désiré préserver l’anonymat, son nom a donc été modifié en conséquence.

eparadise mar1onMar1on (au milieu) et son équipe eParadise (© eParadise)

Des mots sur les maux – Caractéristiques des règles chez les joueuses

Comme nous l’avions mis en lumière, les règles se caractérisent de différentes manières selon les femmes. On peut presque dire qu’il existe autant de règles que de femmes, tant elles agissent inégalement sur elles. Pour être à même de comprendre ce que pouvaient produire leurs menstruations, nous sommes revenus ensemble sur leurs symptômes.

Soit j’ai mal au ventre, et si vraiment j’ai mal, il m’arrive de vomir. De manière générale j’ai juste mal au ventre, mais des fois je n’arrive pas à marcher. Ca m’arrive aussi d’aller aux toilettes tout le temps, du coup c’est trop chiant. A la LAN de Valenciennes par exemple, j’avais envie de vomir. (Niwaasan)

Il y a des jours où j’ai de grosses crampes, des envies de vomir, des malaises vagaux […] Oui je commence déjà à sentir des nausées, la fatigue, les bouffées de chaleur et tous ces trucs là. Ca s’installe 2 jours avant les règles […] Je suis beaucoup plus énervée, ça c’est sûr. Je me fatigue aussi beaucoup plus vite. (Ayunie)

Moi les douleurs c’est vraiment le ventre, un poil mal à la tête de temps en temps, mais le ventre c’est le pire. (Mar1on)

D’une manière générale, en période prémenstruelle, je rencontre de gros soucis de concentration, ainsi que de self control. Je suis irritable, susceptible, et il est difficile pour moi de rester concentrée longtemps. En période menstruelle, les premiers jours je suis dans le même état d’esprit que les jours précédents, et s’ajoutent de très fortes douleurs et une grosse fatigue. Je n’ai jamais de migraines, cependant mes douleurs se situent dans le ventre et bas du dos et sont très intenses, il est donc compliqué pour moi de rester longtemps dans une position adéquate. (Ophélie)

Certaines n’observent pas de changement entre la phase pré-menstruelle et la période des menstruations. D’autres, comme Mar1on, voient les effets de leurs règles décuplés lors de la phase pré-menstruelle. La période des règles est alors moins dérangeante.

Moi la partie qui m’embête, c’est la partie d’avant. Quand tu joues, que ce soit en entraînement ou dans la vie, ça affecte vraiment ta façon de voir les choses, ta confiance en soi. C’est aussi un problème pour jouer. Je suis quelqu’un de très émotionnelle à la base, mais les 5 jours d’avant, c’est une catastrophe. Et ça peut avoir un impact aussi sur l’équipe ou même en tournoi, tu vois pas les choses de la même manière, tu ne prends pas les mêmes décisions, t’es beaucoup plus émotionnelle, le moindre truc va plus te toucher […] Pendant mes règles, pendant la 1ere année du stérilet j’avais extrêmement mal, j’étais obligée de prendre de la codéine, et par 2 cachets, donc autant te dire que j’étais fatiguée. Au taff, je comprenais pas grand chose de ce qui se passait, pour jouer c’est pas beaucoup mieux. (Mar1on)

Les symptômes s’avèrent éminemment différents selon les femmes : absence de douleur, douleurs aiguës lors des menstruations, ou uniquement en phase pré-menstruelle (voir pendant les deux phases !). Cela dépend aussi des jours, certains étant plus difficiles à supporter que d’autres.

Stratégie et champ d’action – Contourner les règles

Pour pallier les effets néfastes des menstruations, certaines femmes comme Ayunie mettent en place certaines stratégies et réorganisent leurs entraînements.

J’essaie de ne pas faire trop de games où je suis obligée d’être très concentrée. Ce que je fais, c’est que je regarde des replays, je regarde des matchs de joueur pro pour voir ce que je peux en tirer. J’essaie de faire quelque chose qui demande un peu moins physiquement. (Ayunie)

Mar1on de son côté ne change rien à son entraînement, mais a déclaré trouvé l’idée d’Ayunie intéressante lorsque je lui en ai parlé. Ophélie a pris certaines mesures – pourtant bénéfiques sur ses performances lorsqu’elle n’a pas ses règles– pour lutter contre les effets néfastes de ses menstruations.

Au bout de quelques mois, j’ai commencé à me rendre compte que je traversais cette période assez régulièrement, puis je me suis surtout rendue compte de l’effet que ça avait sur moi dans d’autres domaines de la vie courante. Ainsi, les mois qui ont suivi, j’ai gardé un œil sur les dates auxquelles cela se produisait, et j’ai fini par comprendre à quoi c’était dû. Lorsque ça m’arrivait, j’essayais de dormir plus longtemps, et d’éviter la caféine qui m’aidait avec la concentration et la fatigue, mais amplifiait ce sentiment d’irritabilité et de susceptibilité. Je ne dirais pas que c’est une solution, car à vrai dire je n’en ai toujours pas trouvé. (Ophélie)

La prise de médicaments semble aussi constituer une solution pour contrecarrer les douleurs et pouvoir jouer en toute tranquillité.

Je vais dire que c’est dans la tête, mais genre un médicament et ça passe quoi. Je suis sûr que toutes les filles ont pas mal au ventre, s’il y en a qui ont peur à cause de leur mal de ventre, concrètement ça dure 6 jours max. Ca fait des années qu’elles sont au courant de ce que ça fait, normalement il y a des choses qui font qu’elles n’ont plus mal donc normalement elles peuvent se débrouiller pour ne plus avoir mal au moment voulu. […] Mais franchement, dire que je peux pas jouer en compétition parce que j’ai mes règles, c’est la pire excuse ! (NiwaaSan)

Ca me viendrait pas à l’idée de perturber l’ordre général de mon corps pour ça. Je comprends quand t’es sportive, tu as un aspect beaucoup plus physique donc ça doit être beaucoup plus ennuyant pour elles, nous on est quand même – sans dénigrer l’esport – assises devant notre ordi, ce qui n’implique pas un effort très physique. Après, il y a des filles qui ont très très mal et qui sont obligées de prendre des cachets. Et si tu prends des cachets un peu lourds, tu as 2 de tension, c’est un peu con pour un jeu où tu dois être assez réactif. (Mar1on)

Ayunie (au milieu) avec le premier roster d’Oob (©Oob Team)

Règles et auto-censure

Les entretiens avec les joueuses ont aussi permis de mettre en lumière un phénomène particulier d’auto-censure. C’est chez Ophélie qu’il se traduit le plus.

Lorsque je commençais la compétition, il m’est arrivé de réfléchir à quitter une équipe car pendant presque une semaine entière je pensais être en train de perdre du niveau, et je sentais ma force mentale faiblir […] Pour mon cas, je n’en ai parlé que deux fois [de ses règles] au sein de mes équipes. Et jamais ouvertement, uniquement à l’un d’entre eux. Je n’ai jamais fait équipe avec d’autres femmes, donc mon cas ne s’applique qu’à des collègues masculins. Je n’ai jamais réclamé un encadrement à ce sujet, jamais pensé à demander une aide ou un accompagnement, pensant être la source d’un problème qui aurait valorisé la venue d’un homme pour me remplacer. (Ophélie)

Même son de cloche lorsque nous abordons les possibles stratégies pour contrer les règles (continuer la pilule lorsqu’elles en prennent, prise de médicaments…)

Je n’ai aucune idée de ce qui se fait, ce n’est pas quelque chose qui m’a été présenté comme étant une solution, et je n’ai jamais pensé à le faire savoir, toujours dans la crainte que la solution de facilité soit de me remplacer par quelqu’un ne rencontrant pas ce souci. (Ophélie)

Ophélie, probablement loin d’être la seule, préfère passer sous silence les effets de ses règles, en s’interdisant une aide et des accompagnements de peur d’être remplacée par quelqu’un qui ne pose pas problème. Il s’agit là d’une tentative d’invisibilisation des règles, surtout aux yeux de la gente masculine, qui peut empêcher certaines femmes d’être suivie convenablement et de pouvoir bénéficier d’aides ou d’accompagnements nécessaires (dans les cas de douleur graves pouvant atténuer les performances).

Suivi et encadrement des joueuses – Vers plus de pédagogie

Il faudrait de nombreuses autres interventions de joueuses pour établir un panel plus rigoureux et répondre de manière plus exacte à la question de l’impact des règles sur les performances dans l’esport. Néanmoins, les différents retours d’Ayunie, Ophélie, Mar1on et NiwaaSan sur leurs vécus nous ont permis de mieux comprendre comment elles “faisaient avec” et d’envisager des pistes d’améliorations concernant leur suivi et leur encadrement.

Comprendre pour accompagner. C’est souvent ce que l’on entend de la part des manageurs et des coachs. Il faut faire avec les différents caractères des joueurs, et à chaque fois redoubler d’attentions pour que tout se passe bien dans l’équipe. En tout cas, c’est ce qui se fait pour les équipes constituées d’hommes, encadrées par des hommes. Les choses sont différentes avec les équipes mixtes et/ou exclusivement féminines.

Il s’agit de permettre à la parole de se libérer, d’entretenir un environnement sain et d’écoute entre les joueuses et le personnel d’encadrement (quand il y en a un). Faciliter les accompagnements quand ils sont demandés, et donc avoir avant cela déconstruit les préjugés vis-à-vis des règles. C’est par la pédagogie et la formation que seront améliorés et facilités les parcours des joueuses.

Il ne faut pas que des femmes comme Ophélie se sentent obligées de se taire parce qu’elles ont peur d’être remplacées, parce qu’elles sont des femmes et qu’elles peuvent potentiellement poser problème. La prévention a aussi son rôle à jouer. Le surentraînement et la fatigue qui l’accompagnent, liés avec des règles douloureuses peut impacter la santé des joueuses. Ayunie déclarait ainsi « Je dirais aux femmes de faire attention à leur santé. Vis-à-vis des entraînements, de ne pas se forcer si ça ne va pas. Moi je me forçais pas mal mais au final, je n’aurais pas dû. Même si l’événement est super important même s’il y a des enjeux, il vaut mieux se préserver. Ca ne vaut vraiment pas le coup. »

NiwaaSan, quant à elle nuançait ce propos « Généralement le physique ne joue pas sur le mental, après c’est mon cas personnel. Par exemple, le jeu me rend très facilement folle, je peux avoir des bleus, je vais lancer une soloQ quoi, ça ne me dérange absolument pas. Quand je rentrais de la boxe, je peux te dire que j’étais au bout de ma vie mais j’étais obligée de lancer ma soloQ du jour. Ca ne m’arrêtais pas. »

Cet article n’aurait pas été possible sans Ayunie, Ophélie, Mar1on et NiwaaSan, qui ont accepté de revenir sur leurs expériences. Je les remercie toutes les quatre très chaleureusement. J’en profite aussi pour remercier les joueuses contactées qui n’ont pas souhaité répondre à mes questions pour des raisons tout à fait légitimes, et qui ont témoigné d’une grande bienveillance vis-à-vis du sujet de l’article.

© Image à la une : @missharvey
Graphisme : @Kini_Art

En savoir plus sur l'auteur
Rédacteur en chef

Suivez le sur Twitter Suivez le sur Facebook

Laisser un commentaire

Ce site utilise Akismet pour réduire les indésirables. En savoir plus sur comment les données de vos commentaires sont utilisées.