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Suite aux nombreux témoignages de femmes ayant subi des violences sexistes et sexuelles dans le milieu du jeu vidéo, le monde du streaming a décidé d’organiser un Twitch Blackout, à savoir ne pas streamer pendant une journée pour inciter Twitch à prendre des mesures sur sa plateforme.

Twitch logo

Ce week-end, des femmes du monde entier, travaillant ou ayant travaillé dans le secteur du jeu vidéo ont pris la parole pour dénoncer les actes de harcèlement, d’agressions sexuelles et les viols qu’elles ont subi de la part d’hommes influents du milieu.

Dans la foulée, Twitch a publié un communiqué dans lequel il indique prendre en compte les accusations et mises en garde faites par les professionnelles du milieu du jeu vidéo. L’entité détenue par Amazon assure mettre tout en oeuvre pour condamner les streamers qui lui sont affiliés. Un tweet renforcé par la publication des images d’un mail du PDG de Twitch, Emmett Shear, envoyé à toutes les équipes internes.

Un mail dont les propositions restent insuffisantes pour les concerné·es.

Une première version d’un boycott encore fragile

Car les streameuses de la plateforme n’ont pas oublié que leurs dernières revendications – suite à des cas de raids sexistes, racistes ou transphobes – sont restées sans réponse. Surtout que le PDG est en porte-à-faux suite à la révélation de la streameuse Starling, qui explique qu’Emmett Shear n’a pris aucune sanction malgré les preuves. Des propos validés par l’ancien vice-président de Twitch, Justin Wong.

Les bannissements et les suspensions de compte des personnes concernées restent proches de zéro, et l’impunité règne. Un plan d’action clair ainsi que des sanctions sont attendues par la communauté.

Pour appuyer leurs revendications, les personnalités du streaming ont décidé de créer un mouvement pour l’instant éphémère, le Twitch Blackout.

Le Twitch Blackout a lieu aujourd’hui, mercredi 24 juin, et consiste à ne pas streamer sur la plateforme Twitch. Par ce boycott, les streameuses souhaitent mettre en avant leurs demandes et obliger Twitch à prendre de vraies mesures contre les comportements toxiques sur sa plateforme.

La pétition lancée par la streameuse Gemma B vient d’ailleurs centraliser les demandes de nombreuses streameuses et streamers vis-à-vis de Twitch.

Pourtant, le principe même du Twitch Blackout est remis en question. Il faut dire que les streamers ont eu peu de temps pour se préparer à ce boycott, et les stratégies d’insubordination vis-à-vis de Twitch ne font pas consensus. Certains préfèrent l’approche du Blackout, tandis que d’autres préfèrent utiliser la plateforme pour sensibiliser les viewers à ces questions.

La critique de l’institution Twitch ne saurait d’ailleurs prendre de poids qu’avec l’aide des gros streamers de la structure, qui ne sont pas tous et toutes sensibilisées aux questions de violences sexistes.

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