League Of Legends

Bienvenue dans cette nouvelle édition du flashback, cette fois consacrée à la quatrième édition des Worlds ! Suite à une saison 3 dominée par SKT T1, Riot Games organise pour la première fois cet évènement en Asie. Retour sur une victoire écrasante des équipes hôtes, devant leur public !

Un dispositif inédit qui impressionne

Pour Riot Games, l’heure est enfin venue de s’imposer ! En effet, pour cette quatrième édition des Worlds, l’organisateur voit les choses en grand. Les mondiaux de League of Legends se dérouleront ainsi dans quatre villes, de trois pays différents ! Taiwan et Singapour se partageront les phases de poules, tandis que la Corée du Sud s’occupera des phases finales. D’abord à Busan pour les quarts de finale, c’est à Séoul que s’achèvera le tournoi. La finale enflammera d’ailleurs le Sangam Stadium, hôte du match d’ouverture de la coupe du monde de football en 2002 ! 40.000 places occupées par des supporters d’eSport, avec en prime le groupe Imagine Dragons qui interprétera une chanson spécialement écrite pour l’événement, Warriors, en live lors des cérémonies d’ouverture et de fermeture. Un dispositif digne des plus grands événements mondiaux, à la hauteur de son public. De quoi donner de réels frissons aux nombreux fans !

Concernant le cash prize, Riot confirme encore une fois avec un peu plus de 2 millions de dollars à partager. Par contre, en permettant à 16 équipes de se qualifier, le format est devenu beaucoup plus naturel. Quatre poules de 4 équipes, chacune s’affrontant 2 fois en BO1. Les deux premières de chaque poule atteignent les quarts, puis les demis, enfin la finale, tout ceci en BO5. Une organisation méticuleuse, qui tranche avec les éditions précédentes à 8, 12 ou 14 équipes qui rendaient le dispositif bancal. Encore un domaine qui montre à quel point l’organisateur s’est professionnalisé au fil des différents mondiaux.

worlds 2014

Une déception européenne, et l’Asie qui rayonne à domicile

Les équipes qualifiées pour les Worlds étaient réparties selon leur région d’appartenance. L’Amérique du Nord, l’Europe, la Chine et la Corée du Sud envoyaient en premier lieu 3 équipes chacune. Les places vacantes étaient occupées par la LMS et 2 teams « wildcards » (KBM du Brésil, et Dark Passage de Turquie). A la surprise générale, SKT T1, alors championne du monde en titre, ne s’est pas qualifiée. La Corée du Sud fut donc représentée par les équipes-soeurs Samsung White et Blue, ainsi que par NaJin White Shield.

Les phases de poules furent expéditives, et très claires sur l’ordre mondial. De lourdes attentes reposaient sur les épaules de Alliance, l’équipe emmenée par Froggen, dominatrice des LCS EU. Fnatic et SK Gaming, les deux autres qualifiés européens, promettaient aussi de bien vendre leur peau. Cependant, de ces trois équipes, aucune ne sortira des phases de poule. L’Europe subira cet échec retentissant de manière d’autant plus cuisante que deux équipes Nord Américaines se qualifieront. En effet, TSM et Cloud9 iront jusqu’en quarts de finale, seule LMQ (aujourd’hui Team Impulse) se verra éliminée si prématurément. Les équipes wildcards et de Taiwan n’ont pas su créer la surprise et repartent elles aussi bredouilles. Enfin, si l’on oublie les chèques de 25000 à 45000$ pour les équipes qui n’iront pas plus loin…

La dominance Chinoise et Coréenne fut marquée par l’omniprésence des 6 équipes envoyées par ces deux pays, toutes qualifiées. Par ailleurs, à partir des demi-finales, il ne reste plus que 2 équipes coréennes, et deux équipes chinoises, chacune face à face. D’après certains, c’est seulement ici que le vrai tournoi commence. Dans un duel fratricide, Samsung White élimine sa jumelle bleue 3-0, tandis que Royal Club se défait de sa rivale OMG 3-2. Enfin, lors d’une finale resplendissante, l’équipe coréenne affirme la supériorité de sa région par un 3-1 dominateur. Samsung White succède à SKT T1 à domicile pour son premier sacre mondial, lors du tournoi le plus professionnalisé que l’eSport avait alors connu. Les Worlds 2014 sont désormais terminés !

Coupe worlds 2014

Retour sur la meta, les supports encore à l’honneur

Encore une fois, les supports font partie à haut niveau des rôles les plus touchés par le bannissement des champions. Trônant parmi les pick-or-ban, Alistar se montre roi, avec 100% de parties jouées ou bannies ! Le Minotaure n’aura finalement joué que 5 parties sur 78, remportant 4 d’entre elles. Thresh et Zilean complètent le podium des supports, avec respectivement 81% et 96% de pick-or-ban.

Chez les junglers, Rengar est à l’honneur avec 86% de winrate sur 14 parties jouées ! Bien évidemment, Lee Sin et Kha’Zix furent les champions de choix pour les équipes occidentales, peu d’entre elles habituées à la « Rengar meta » comme en Asie. Enfin Maokai, Twitch, et même Yasuo firent forte impression, avec 67% de winrate pour ce dernier ! Une statistique impressionnante pour le samouraï, si l’on considère qu’aujourd’hui, il attend patiemment un buff repoussé au patch 7.18

Cette édition 2014 des Worlds de League of Legends fut une démonstration de professionnalisme pour le domaine eSportif. Riot Games trouva enfin un format qui lui convenait, et maîtrisa l’événement de bout en bout. Des shows en direct, un titre spécial écrit par un groupe de musique à portée mondiale (qui rappelle fortement les chansons dédiées aux tournois majeurs de football ou les lives du SuperBowl), des stades remplis par des dizaines de milliers de supporters… La saison 4 sonne véritablement comme le début d’une nouvelle ère pour le jeu vidéo, avec une prise de conscience massive auprès des néophytes. Le choix de l’Asie en tant qu’hôte n’est pas anodin, et démontre le succès retentissant de cette compétition. Une nouvelle fois, la Corée du Sud s’est finalement imposée, ridiculisant ses adversaires. Mais cette domination est-elle aujourd’hui en danger, ou au contraire, plus pérenne que jamais ?

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