Six Invitational 2018 – Pourquoi Supremacy va remporter le tournoi !

Supremacy. Un emblème de la scène française sur Rainbow Six Siège. Le mélange explosif du skill, d’un mental d’acier et d’un style de jeu unique. Voici à travers trois témoignages exclusifs, trois bonnes raisons de penser que Supremacy va gagner le Six Invitational 2018 !

L’équipe de Supremacy tournant dans la série Escalation d’Ubisoft (©Ubisoft)

Parce que Supremacy représentera fièrement la nation tricolore ! Et on est forcement un peu chauvin…

Vitality par-ci, Vitality par-là… La communication autour de l’incroyable élan communautaire qui a porté les V au Six, a mis dans l’ombre les Supremacy. Ces derniers ont pourtant réalisé une année fantastique en termes d’évolution.

De la transition sur PC à la Challenger League. De la Challenger League à la Pro League. De la Pro League à une incroyable campagne de qualification pour le Six Invitational. Les Supremacy semblent laisser derrière eux une troisième saison en demi-teinte et auront plus qu’à cœur de représenter la « baguette ».

Biboo revient sur l’état d’esprit de sa team, s’apprêtant à affronter Counter Logic Gaming pour son premier match du tournoi. Une vieille connaissance, puisque CLG n’est nul autre que l’ancien roster d’Elevate, qui avait éliminé Supremacy l’année passée. Avant de remporter la version console du Six Invitational 2017.

Biboo – Joueur et capitaine de Supremacy

« Ça a duré une bonne semaine, je pense (le vote communautaire). C’était plutôt dur à gérer pour nous sur les réseaux sociaux. Surtout Twitter. On ne peut rien reprocher à Vitality, ils ont tout fait pour remporter le vote. Comme nous ou n’importe quelle équipe française l’aurions fait.

Mais quand on voyait des tweets disant « Il faut envoyer une équipe française là-bas, pour représenter la France », c’est sûr que nous derrière – qui nous étions déjà qualifié de façons « légit » par le qualifier – ça nous a fait un petit pincement au cœur.

On aurait bien aimé avoir une part de cet engouement pour nous aussi. Après on sait ce qu’on vaut. Avoir du soutien c’est bien, mais il faut aussi avoir la confiance en soi sur ce genre d’événement, pour prouver.

On est là pour gagner, on veut sortir de ce Six la tête haute, le trophée en main. Donc vote communautaire ou pas maintenant, il va falloir prouver sur le terrain. Pour toutes les équipes».

Parce que c’est une formation au style de jeu unique !

S’il y a bien un élément qui peut caractériser Supremacy, nul doute qu’il s’agit de son style de jeu, que peu, voir aucune autre équipe, n’aborde au sein de la scène e-sportive de Rainbow Six Siège.

Une manière d’évoluer méthodique, où l’on prend un maximum d’informations. Et surtout, les attaques dans les tout derniers instants des rounds. À double tranchant, ce gameplay s’est montré très redoutable dans le passé, déstabilisant à de nombreuses reprises les adversaires de l’équipe. Serait-ce la clef de la victoire finale dans ce Six Invitational 2018 ?

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En tant qu’ancien joueur de la line-up et artisan de la transition de Supremacy sur PC, Poseidon nous livre ses impressions sur l’atypique stratégie.

Poseidon – Ancien joueur de Supremacy

« Beaucoup se demandent encore actuellement, pourquoi la strat « Supremacy » fonctionne aussi bien ? La réponse est très simple : une grosse communication, une énorme synergie et une confiance quant aux capacités de chaque membre de l’équipe.

Pour l’avoir jouée longtemps avec eux, je peux vous dire que je ne m’attendais pas à ce qu’elle soit aussi efficace et qu’elle le soit toujours à l’heure actuelle. De manière globale quand tu es joueur Supremacy, cette strat te permet de minimiser les risques d’être surpris. Car toutes les infos sont en ta possession, quelques secondes avant le tsunami. C’est un peu à ça que je comparais nos exécutions (Rires).

Au moment du push, le bombsite, toutes les infos essentielles ont été données. Quand je parle d’infos essentielles, ce sont les facteurs qui pourraient éventuellement gêner la pose du diffuseur ou la progression de l’équipe. Comme le nombre d’ennemis, la présence de pièges, de gadgets, les lignes tenues par les adversaires…

La communication et la confiance que se portent chacun des membres de l’équipe lors de cette phase d’action sont vraiment primordiales. C’est à ce moment que tu sais si tu vas gagner le round ou non. Rush une zone en solo, face à des joueurs qui tiennent des lignes, c’est compliqué. Mais avec une équipe entière qui est coordonnée, qui se loge dans la faille de la strat adverse, c’est vraiment une situation compliquée à gérer pour un défenseur.

Brutalement, tu passes de l’état « ils ont perdu trop de temps » à « ils sont rentrés sur BP et ont posé » tout ça en quelques secondes. C’est déstabilisant » !

Parce que c’est une équipe prête à tout pour le Six Invitational 2018 !

Supremacy - Léo ‘Eldef’ DrouetLe roster de Supremacy avec de gauche à droite : Zephir, Rafale, Spark, Biboo et BriD (©Léo ‘Eldef’ Drouet)

Ce n’est pas une hypothèse, Supremacy veut remporter ce Six Invitational 2018. Un peu comme tout le monde, me direz-vous. Mais quel groupe peut se vanter d’avoir affiché un niveau de détermination, égal à celui qui avait poussé les frenchies à embarquer moins de 24 h avant le début du Six Invitational 2017 ?

En direct de Montréal et à quelques heures du coup d’envoi du Six, Zephir nous livre sa vision de la première expérience de l’équipe sur le Major et promet une escouade encore plus redoutable, cette année.

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Zephir – Joueur de Supremacy

« On revient au Six un an après. Sur PC cette fois-ci, puisque l’année dernière on l’a fait sur Xbox. On avait participé aux qualifications, mais on s’était fait sortir par les Lucky7. Le comble c’est qu’on les a retrouvés par la suite en phase finale et on les a éliminés du tournoi ! Comment ?

En fait, on avait réussi à aller au Six par un coup du sort. Trois joueurs de Santos Dexterity, une équipe brésilienne, n’avaient pas pu obtenir leurs visas et donc se rendre au Six Invitational 2017. Du coup, ce fut un gros hasard, mais chez moi et sous état de grippe, je n’arrivais pas à dormir et j’ai vu ça sur twitter. Je vois qu’il y a des joueurs qui ne peuvent pas participer donc je me dis que nous, Supremacy, on est dispo ! On décide de se proposer pour les remplacer.

Au final, ESL décide de contacter des équipes américaines avant nous, parce qu’on n’était pas en priorité sur la liste. Ces équipes ne peuvent pas non plus s’y rendre. Du coup, c’est nous qui avons la chance d’y aller ! Biboo était déjà sur place (NDLR : le joueur devait occuper la fonction de coach pour Lucky7). On l’a rejoint avec Sangral, Rafale et Spark.

Je me souviens encore de Sangral qui part de Bordeaux pour rejoindre Paris et l’embarquement à l’aéroport. Sans savoir encore si notre présence était validée ! On joue les quarts de finale contre L7 et on les bat. À l’époque il y avait BriD en face, qui est aujourd’hui avec nous. Ça reste une sacrée histoire, encore bien présente dans nos têtes aujourd’hui.

Cette année, c’est différent. On arrive d’une qualification où l’on a fait un gros run dans le ladder et le bracket du qualifier. Beaucoup de matchs contre de grosses équipes où on a pu montrer qu’on a le niveau. On veut gagner le Six Invitational 2018. On vient pour ça. On a la confiance engendrée durant nos derniers entraînements, nos derniers matchs et nos derniers résultats.

On va affronter CLG et Black Dragons. Ce sont des équipes qu’on a étudié, on sait à quoi s’attendre. Mais eux, je pense qu’ils ne savent pas à quoi s’attendre, du fait qu’ils n’ont jamais joué la nouvelle Meta dans un match officiel.

L’année dernière, on était la un peu par hasard, pour faire le meilleur résultat. Mais cette année, clairement pas. On y va pour la gagne » !

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#R6ISLIFE, Life is crazy ! Chris «LuziTano» Lima | Journaliste eSport passionné de @Rainbow6Game ✍️🎙️

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