Rocket League

Ce vendredi 15 mai, The Esport Observer révélait qu’une lettre, écrite et signée par plusieurs équipes des RLCS, avait été envoyée à Psyonix, l’éditeur de Rocket League. Les équipes y soulignent leurs préoccupations vis-à-vis de la communication entre elles et la ligue et proposent plusieurs solutions pour sortir de l’impasse.

rlcs saison 9

En pleine préparation de la saison 10 des RLCS, Psyonix doit faire face à une salve de critiques, venue tout droit de plusieurs équipes de la ligue. Selon les informations de nos confrères de The Esport Observer, treize équipes auraient co-écrit et signé une lettre à l’intention de l’éditeur de Rocket League.

BDS, Endpoint, eUnited, G2 Esports, mousesports, NRG Esports, Pittsburgh Knights, Renault Vitality, Rogue, Singularity, Spacestation Gaming, Susquehanna Soniqs et Veloce Esport : soit six équipes en RLCS EU et sept en NA, qui ont décidé de s’unir pour mettre Psyonix face à ses responsabilités.

Manque de communication à plusieurs échelles

Ce qui semble ressortir de la lettre envoyée à Psyonix, c’est bien un manque de communication entre la ligue et les équipes qui la structurent. Ces problématiques évoluent à plusieurs niveaux : les conditions floues entourant la propriété d’un slot en RLCS, la distribution des cahsprizes et la monétisation de la ligue pour l’éditeur et les équipes.

D’autre part, les clubs insistent sur la nécessité pour les représentants de la ligue de partager plus en avance le calendrier de compétition et de tous les événements qui seraient programmés en même temps ou peu après la saison des RLCS. De sorte à ce que tous les clubs puissent se projeter et s’accorder sur leurs plans avec leurs équipes respectives.

Des solutions proposées par les clubs

Les équipes ont indiqué un certain nombre de solutions qui selon elles permettraient de régler une partie de leurs préoccupations.

  • appels bimensuels entre l’éditeur/la ligue et les propriétaires d’équipes et le personnel associé pour couvrir les mises à jour du calendrier
  • introduire des possibilités de partenariat
  • ouvrir l’éventail d’opportunités de marketing
  • production de contenu à l’initiative des équipes

Vraisemblablement, Psyonix n’a pour l’instant pas répondu aux équipes, et la communauté devra attendre avant d’avoir plus d’informations à ce sujet.

Vers un partage des revenus et des cashprizes plus justes en RLCS

Bien que la communication semble être un problème majeur, les treize équipes ont aussi mis au jour des difficultés concernant les rétributions économiques. A l’heure actuelle, un slot RLCS est détenu par chacun des joueurs constituant l’équipe, entendu comme un collectif.

Selon les propriétaires des clubs, ce système a nui à leur capacité à gérer les salaires des joueurs, à construire les rosters ou à avoir un semblant de contrôle financier sur leurs investissements. Alors même que ce sont les clubs qui sont en charge de tous ces éléments (versement des salaires, signatures de sponsors…)

Les clubs souhaitent mettre un terme au statu quo, dans lequel la majorité des cashprize est reversée aux joueurs – qui touchent d’ores et déjà un salaire de la part des clubs.

Un renversement de l’ordre en place qui passerait par la récupération de la propriété des slots RLCS par les clubs, ce qui leur permettraient de toucher une portion plus importante des revenus de la ligue, afin de continuer à verser des salaires aux joueurs et à contribuer encore plus à l’amélioration de leur environnement de travail.

A l’heure actuelle, les équipes ne reçoivent presque aucune compensation économique et doivent faire des pieds et des mains avec les autres sources de revenus que représentent les ventes des cosmétiques des voitures aux couleurs de l’équipe dans l’Esport Shop. Un procédé qui semble encore trop faible par rapport aux investissements des clubs dans leur line-up RLCS.

Selon The Esport Observer, les équipes auraient demandé à rencontrer les représentants de la ligue pour discuter de l’achat des items en jeu, des plans commerciaux et du shop esport sur Rocket League.

En mai 2019, Epic Games faisait l’acquisition de Psyonix. Un choix stratégique qui devait permettre au studio de développement de profiter de la force de frappe d’Epic, et d’agrandir son éventail de ressources, tant sur le jeu en lui-même que pour son esport.

Contactée par notre rédaction, Team Vitality n’a pour l’instant pas souhaité répondre à nos questions. Il faudra donc attendre la communication officielle de Psyonix à ce sujet pour connaître la suite de l’affaire.

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