League Of Legends

Team LDLC est de nouveau championne de France ! A l’image de leur saison régulière, les joueurs ont remporté sans grande difficulté la finale de La Ligue Française de League of Legends face aux Vitality.Bee, sur un score de 3 à 0. Les deux équipes sont qualifiées pour les European Masters de septembre.

team ldlc lflL’équipe League of Legends de Team LDLC avec leur trophée de la LFL (© Team LDLC)

Team LDLC aura apposé sa griffe sur la compétition française de League of Legends comme aucune autre équipe auparavant. Elle était déjà classée dans le top 3 des meilleures équipes de France les années passées, mais jamais elle n’avait su imposer une domination aussi implacable.

Pourtant, de nombreux joueurs se sont succédé dans l’écurie du renard mais les performances se sont toujours maintenues. La recette ? L’accent mis sur les talents à la française, avec un soupçon de joueurs non-francophones pour relever le tout. Nisqy, Satorius, Crownshot, Dan Dan ou encore Airwaks, tous ces joueurs de renom sont passés par LDLC.

En 2018, lors de l’instauration du format Open Tour France, l’équipe a mis la main sur les trophées de la Lyon e-Sport, la Valenciennes Game Arena et la Solary Cup. Ils termineront au pied du podium de l’Open Tour France, derrière Gentside, GamersOrigin et Team Vitality.

Privés de LEC, Djoko et Steeelback reviennent dans l’hexagone

Le mercato de l’off-saison a rebattu les cartes et c’est l’équipe des LDLC qui en est ressortie vainqueur. Ils conservent leur midlaner Jérémy « Eika » Valdenaire, leur ADC grec Markos « Comp » Stamkopoulos et s’assurent la présence du suisse Brian « Bando » Ferrando en toplane. Dans un dernier coup de maître, ils recrutent le duo Djoko/Steeelback, respectivement jungler et ADC (devenu support) des Giants Gaming. Le club espagnol n’a pas survécu à l’instauration du système de franchises en LEC et les deux compères n’ont pas retrouvé d’équipe LCS/LEC.

djoko et steeelback giants gamingLa bonne époque en LCS EU (© Phase Dive)

L’ajout de ces deux joueurs en lieu et place de Moopz et Skeanz aura décidément été propice à l’équipe. On se souviendra de cette leçon de jungle de Djoko avec son Olaf lors de leur match contre Solary. L’équipe finit première du Spring avec douze victoires pour seulement deux défaites (contre MCES et Vitality.Bee) et devient championne de France après une finale contre les joueurs de Misfits Premier (3-1).

Propulsés aux European Masters, ils échoueront en quarts de finale face à l’équipe académique de SK Gaming.

HiRit, le jeune prodige coréen atterrit en France

En mars, alors que rien ne le laisse présager, le club décide de placer Bando sur le banc des remplaçants et annonce le recrutement de Shin « HiRit » Tae-min, un joueur issu des Challengers Korea. HiRit a commencé sa carrière de joueur professionnel chez APK Prince, une équipe coréenne présente en Challengers Korea. Avec elle, il est parvenu à se hisser jusqu’au playoffs du Spring Split 2018, sans arriver malheureusement à se qualifier pour le Summer Promotion.

Il est repéré par LDLC et recruté lors des playoffs du Spring de la LFL, après que l’équipe ait finie sa saison sur un score de 12-2. Bando est privé de finale, et HiRit est placé directement sous les feux des projecteurs.

Ses matchs face à Misfits rassurent les fans français : il finit en 6/0/5 avec Aatrox et 6/1/5 avec Akali, et fera le travail demandé sur les deux autres parties (malgré un KDA moins explosif).

La relève est toute trouvée et le jeune joueur coréen restera titulaire en toplane jusqu’à la victoire de LDLC en finale du Summer.

Provocations et rivalité, le cocktail détonant de Djoko

Cette nouvelle équipe s’est vue accompagnée par une communication volontairement provocatrice – certains diront trash – et a été représentée à merveille par les deux partenaires Charly « Djoko » Guillard et Pierre « Steeelback » Medjaldi. Le compte twitter de Team LDLC Fr, jusque-là enfermé dans une communication monotone, n’aurait pas pu rêver mieux. Ils ont très bien compris que laisser s’épanouir cette fougue ne pouvait leur apporter que du bon. Projecteurs sur l’équipe, vidéos provocantes et commentaires incisifs auront fait grimper en flèche les engagements sur les réseaux sociaux, pour le plus grand plaisir des casters et fans de tous bords.

djoko team ldlcUn style vestimentaire délirant et une « petite » pointe de provocation, Djoko dans sa splendeur (© O’Gaming)

Au final, ils ont été les seuls à jouer le jeu, aucune des autres structures n’ayant voulu les suivre dans cette escapade.

Si on regarde le LEC, G2 Esports, Fnatic, Splyce, Rogue et bien d’autres jouent pourtant le jeu de la provocation, et parfois du trash. En France, c’est l’enlisement. Non contents de se complaire dans les vidéos vieux jeu des joueurs roulant des mécaniques sur fond de musique épique, les contenus sont fades et la communication stricte, ce qui a laissé la LFL dans un état de sclérose patent.

Les European Masters, possible tremplin de Team LDLC pour le LEC

Contredisant tous les pronostics, c’est Misfits Premier et non Team LDLC ou SK Gaming qui a remporté le Spring des European Masters 2019. En LEC, la déroute de l’équipe principale aura envoyé de forts signaux aux dirigeants de Misfits Gaming. Après quelques test de LIDER et Kirei au mois de juin, il est décidé que l’équipe LFL complète jouera le LEC, faisant passer les monstres sOAZ, Maxlore, Febiven, Hans Sama et Gorilla aux rangs de simples spectateurs.

Après un revirement de situation de cet ordre pour Misfits Premier, on peut imaginer le meilleur pour les joueurs de LDLC.

Une question se pose : est-ce que l’équipe a encore quelque chose à faire en LFL ? Leur suprématie sur le territoire français, s’il est doublé d’une victoire aux prochains European Masters, saura attirer l’oeil des équipe du LEC en recherche d’équipe complète ou de talents individuels.

Djoko nous avait confié en interview qu’avant d’arriver chez Team LDLC, il avait eu une possibilité d’aller en LCS NA, qui n’avait malheureusement pas aboutie.

On peut donc espérer pour les joueurs qu’ils fassent leur valise pour profiter de l’air vivifiant du LEC. La France aura eu ainsi le mérite d’envoyer deux de leurs équipes de LFL en LEC.

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