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Suite aux nombreux témoignages d’une culture sexiste, de harcèlements et d’agressions sexuelles chez Ubisoft, Yves Guillemot, son PDG, a envoyé une lettre interne aux employés de l’entreprise. Il y détaille un certain nombre de propositions, censées apporter des « changements fondamentaux ».

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Après de nombreux témoignages d’employées ou d’ex-employées détaillant des agissements sexistes et des harcèlements sexuels publiés sur Twitter, Ubisoft a réagi par le biais de son PDG, Yves Guillemot.

C’est par une lettre interne, envoyée aux employé·es de l’entreprise, que le président a annoncé toute une série de mesures visant à améliorer structurellement la culture d’entreprise d’Ubisoft.

Selon lui, les témoignages – dont la plupart avaient déjà été faits auprès des services RH d’Ubisoft – permettent aujourd’hui de mener l’entreprise vers des changements fondamentaux. L’entreprise est sous le feu des critiques depuis plusieurs jours, après des témoignages massifs sur Twitter et la publication par Libération d’un article qui détaille des récits de harcèlement et d’agressions sexuelles en son sein.

Ces révélations interviennent peu de temps après les témoignages d’autres femmes du secteur du jeu vidéo, qui ont subi des violences sexistes et sexuelles de la part d’hommes influents du milieu. Si Ubisoft est aujourd’hui au centre des critiques, c’est aussi le cas dans le monde de Smash Bros.

Une feuille de route et des mots qui attendent des actes

Yves Guillemot a déclaré souhaiter « revoir la composition du département éditorial », une manière de transformer structurellement Ubisoft pour que sa ligne de conduite ne laisse plus jamais place aux comportements toxiques.

Il détaille une feuille de route, censée régler en profondeur la culture d’entreprise sexiste et apporter du soutien aux salariées encore présentes chez Ubisoft. « Le respect des autres doit rester l’un des piliers de la culture d’Ubisoft » avance-t-il.

Lidwine Sauer est ainsi nommée Responsable de la culture d’entreprise, et il est prévu qu’un bureau Diversité et Inclusion soit créé, dont le ou la responsable n’est pas encore connu·e.

Des sessions de témoignages et de récits d’expérience vont également être instaurés. Elles seront liées avec une enquête anonyme, qui devrait permettre à l’entreprise d’entrevoir une stratégie claire pour son plan d’action.

Enfin, un organisme indépendant s’assurera de vérifier les déclarations des employées et ex-employées d’Ubisoft. Lorsque les résultats de l’enquête seront connus, Yves Guillemot assure à ses employé·es que des actions seront prises, avant de conclure.

« Ces actions concrètes ne sont que le début de profonds changements à tous les niveaux. Je suis convaincu que, tous ensemble, nous construirons un Ubisoft meilleur, au bénéfice de tous. »

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