Rocket League

Si elle s’est inclinée en finale de la saison 9 des RLCS face aux Dignitas ce dimanche soir, Renault Vitality a prouvé que le remplacement de Scrub Killa par Alpha 54 était gagnant : un pari sur l’avenir bleu blanc rouge.

renault vitality fairy peak
Fairy Peak et Kaydop, complices depuis 2019, se préparent pour les phases finales (© Vitality)

Le début de l’année 2020 n’a pas été de tout repos pour la formation des Renault Vitality. Championne du monde de la saison 7 de Rocket League et vice-championne en saison 8, la formation composée de Victor « Fairy Peak » Locquet, Alexandre « Kaydop » Courant et Kyle « Scrub Killa » Robertson avait réconcilié les fans français avec le jeu de voiture footballistique.

Une suprématie presque totale, suivie à la surprise générale par le remplacement du joueur écossais Scrub Killa – que beaucoup considèrent comme le meilleur joueur du monde – et le remerciement du coach anglais Mike « Gregan » Ellis.

C’est l’ancien joueur du FC Barcelona et des TSM, Yanis « Alpha 54 » Champenois, qui officie depuis début janvier aux côtés du vétéran Fairy Peak et du triple champion du monde Kaydop. Le trio suit depuis les conseils du coach Alexandre « Mout » Moutarde.

Si cette annonce n’a pas ravi les fans de l’équipe à l’abeille, incompréhensifs après une année grandiose, la neuvième saison régulière des RLCS a eu le mérite de faire taire leurs complaintes.

Une situation que Victor « Fairy Peak » Locquet a souhaité désamorcer, une bonne fois pour toutes.

Il faut avoir le courage de faire des changements même si on fait de très bons résultats. On a été beaucoup critiqué parce qu’on s’était séparé de Scrub pour recruter Alpha 54. Que c’était le pire move que Rocket League n’ait jamais connu.

Au final on a prouvé à tout le monde qu’ils avaient tort : parce que même si vous avez une équipe qui performe très bien, vous pouvez toujours mieux performer. La team à trois français change tout : l’ambiance est incroyable même quand on perd et le fait de parler la même langue aide beaucoup.

Avec Scrub et Gregan, en dehors des scrims on se parlait quasiment jamais ; c’était pas une ambiance que Kaydop et moi on recherchait. On voulait vraiment une bonne ambiance dans la team, et c’est ce qui nous a permis de faire de bons résultats cette saison.

En S8, on n’est pas passé loin de la relégation, et on sentait que ça commençait à se détériorer et qu’il fallait faire un changement : c’est pour ça qu’on a pris Alpha et Alexandre Moutarde en coach, parce que ça n’avait plus de sens d’avoir un coach anglais pour trois français.

Fairy Peak

La nouvelle formation Renault Vitality sur Rocket League, c’est une seule défaite pour huit victoires en saison régulière, et un titre de vice-championne du monde, arraché après un match difficile face aux Dignitas qui héritent du titre de champions d’Europe. Le nouveau trio des V « joue très bien » mais a « encore besoin d’un peu d’expérience » pour réussir à créer leur jeu en toutes circonstances, nous confiait Fairy Peak, le lendemain du match.

L’alliance Vitality-Renault porte ses fruits sur Rocket League et F1 2019

En deux ans, Renault Vitality, fruit du partenariat entre Renault et Vitality sur Rocket League a enchaîné les excellents résultats : trois titres de vice-championne d’Europe (saisons 5, 8 et 9), un titre de championne d’Europe en saison 7 et un titre de championne du monde dans la foulée.

Des succès qui s’expliquent par la relation de confiance créée et entretenue entre Vitality et son équipe, et la mise à disposition d’un excellent environnement de travail pour les joueurs.

Le partenariat avec le groupe Renault a permis aux joueurs de profiter de tout le savoir-faire de l’entité et de leurs connaissances pointues en optimisation de la performance, qu’ils mettent à disposition pour leurs athlètes des F1 Esports Series et Rocket League.

Une relation très justement mise en lumière par Guillaume Vergnas, le manager esport de Renault Sport Racing, la branche sportive du groupe.

Les skills du jeu F1 2019 sont similaires à ceux d’un pilote de Formule 1. Donc on va répéter à peu près les mêmes préparations : travailler sur le temps de réaction – qui est aussi très utile sur Rocket League – mais aussi sur les réglages dans le jeu. On a une connaissance un peu plus poussée sur F1 Esports, notamment grâce aux pilotes de F1.

Rocket League est un jeu qui demande énormément de practice et d’excellents temps de réaction. Et c’est similaire à ce qu’on fait en Formule 1. Les pilotes vont travailler sur leur temps de réaction grâce à des exercices avec des balles de tennis ou via des applications mobiles.

On l’a beaucoup développé sur la partie F1 Esports, et c’est quelque chose qu’on souhaite développer davantage sur d’autres jeux, dont Rocket League fait évidemment partie. En gardant toujours en tête comment on peut apporter nos savoir-faire en tant qu’écurie de F1 à l’esport : sur la nutrition, la gestion du sommeil, le jet lag management, en bref tout cet ensemble de règles qui paraissent peu importantes mais qui font vraiment faire la différence en tournois.

On traite les résultats sur Rocket League de façon aussi importante que les résultats des F1 Esports Series. C’est important pour nous que les deux soient bons, et jusqu’ici on est très content de la partie Rocket League. Et il y a eu une belle progression sur la partie F1 Esports.

Guillaume Vergnas

Le trio bleu blanc rouge se prépare désormais pour les Rocket League Spring Series (RLSS), nouvelle compétition online organisée par Psyonix qui vient récompenser les meilleures équipes de chaque région – à défaut de leur permettre de participer aux championnats du monde de Dallas, annulés à cause du coronavirus.

Des initiatives que Fairy Peak souhaite voir prospérer de manière générale, et en particulier dans cette période de propagation du coronavirus, qui a contraint beaucoup de ligues à passer en online. Le joueur garde aussi en tête une autre échéance, bien plus prestigieuse.

Les Jeux Olympiques de Tokyo 2020, qui devaient avoir lieu en juillet, auront lieu finalement l’année prochaine. Un report qui s’appliquera probablement aussi à Rocket League et Street Fighter V, dont les compétitions devaient avoir lieu en marge de l’événement.

Une compétition très attendue par l’équipe et Victor, qui y voit « une consécration et un immense prestige » et pronostique « au moins une place en quarts de finale » si l’équipe parvient à se qualifier pour représenter la France. Pour cela, il faudra être la meilleure équipe française, et sur la petite scène de l’Hexagone, les talents ne manquent pas, comme nous le faisait constater le joueur vétéran : Chaussette45, Ferah, Kassio, Extra, M0nkeyM00n et les joueurs de la team Solary ont eux-aussi à coeur de briller pour la France.

Une compétition olympique « importante mais pas nécessaire » pour Renault, qui place au coeur de sa stratégie les « bons résultats et le fait d’avoir des joueurs qui soient représentatifs de la marque et de Vitality ».

Le partenariat entre les deux entités a été reconduit pour deux ans. L’occasion pour Christophe Deville, le manager en communication de presse de motorsports, de se féliciter de l’histoire construite entre Vitality et Renault.

Concernant l’engagement du groupe Renault dans l’esport, ça ne fait que confirmer qu’on a fait le bon choix. Ce n’était pas évident pour une marque comme Renault d’arriver dans l’esport alors qu’on est déjà très engagé dans le sport automobile au travers de la Formule 1 mais aussi du championnat du monde d’endurance avec Alpine aux 24h du Mans.

On a décidé en 2018 d’arriver dans l’esport et on se félicite tous de ce choix, d’abord par le palmarès obtenu par la team, notamment l’année dernière avec un titre de champions du monde sur Rocket League et un très beau championnat F1 Esports Series.

Les résultats de ces deux dernières années montrent que Renault a bien fait d’aller chercher Team Vitality d’entrée de jeu plutôt que de se lancer tout seul.

L’arrivée de l’esport aux Jeux Olympiques est une opportunité fantastique, et on va continuer à suivre la tendance avec beaucoup d’intérêt.

Christophe Deville

Le trio français devra attendre la communication officielle de l’organisateur pour connaître les nouvelles dates des qualifications au tournoi Rocket League.

D’ici là, ils profitent d’une semaine de repos bien mérité et poursuivront leurs entraînements pour tenter d’accrocher le titre de champions du monde lors de la saison 10, qui débutera en octobre !

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