ZHAW publie les premiers chiffres sur l’esport en Suisse

La Haute école des sciences appliquées de Zurich (ZHAW) a publié les premiers chiffres officiels de la consommation de l’esport en Suisse. Une étude qui a pour but de faire un état des lieux du sport électronique de l’Outre-Jura. Les données démontrent que l’esport a une reconnaissance lente, mais populaire.

ZHAW-Esport-Suisse

En octobre dernier, France Esports avait publié les premiers chiffres sur l’esport en France. Cette fois-ci, c’est chez nos voisins suisses que de nouvelles données nous sont rapportées. Une étude a été réalisée par la Haute école des sciences appliquées de Zurich (ZHAW) : 1011 personnes de 16 à 74 ans ont été interrogées en Suisse.

Information intéressante, 30,6% des personnes interrogées savent ce qu’est l’esport. Parmi elles, 27,6% considèrent l’esport comme un sport. Les termes “excitant”, “intéressant” et “attractif” sont les termes les plus combinés au sport électronique par les personnes questionnées.

Par ailleurs, un tiers de la population suisse est très joueur. En effet, ils jouent en moyenne 11h par semaine, et possèdent généralement un équipement de jeu dépassant les 1.110€. Contacté par Marcel Hüttermann, l’auteur de l’étude ZHAW, le président de la Swiss eSports Federation, Boris Mayencourt, se réjouit des résultats.

L’Office Fédéral du Sport, un frein pour l’esport

Les fans d’esports en Suisse peuvent être fiers de voir qu’un Suisse sur trois déclare être un joueur. Les données analysées précédemment démontrent l’intérêt des gens à s’intéresser à ce nouveau divertissement. Nous pouvons aussi constater que les personnes interrogées associent l’esport à de nombreux adjectifs positifs. D’après l’étude, un peu moins du quart seulement des personnes interrogées ont déclaré ne pas savoir ce qu’est l’esport.

C’est sans doute cette méconnaissance du sport électronique qui fait peur à la Confédération suisse. Effectivement, dans un rapport publié, l’Office Fédéral du Sport (OFSPO) constate que l’esport n’est pas comparable à la plupart des disciplines sportives traditionnelles, au sens de l’encouragement des aptitudes physiques. Pour l’OFSPO, l’esport ne contribue pas à augmenter l’activité physique et sportive des personnes. Par conséquent, l’OFSPO ne peut soutenir une activité ne contribuant pas à soutenir les activités motrices et sportives d’un joueur.

En plus d’accentuer l’aspect sédentaire de l’esport, l’OFSPO souligne que les contenus des jeux sont souvent empreints de violence. Le fait qu’un jeu demande de détruire, conquérir ou tuer virtuellement son adversaire ne répond pas aux exigences de la protection des enfants et des jeunes.

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Rédacteur freelance pour Connectesport • Community Manager et rédacteur chez Team Oplon

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